
Le concert solo de Caen (F)
Le Zénith,
le 16 juillet 2003
|
Par Sylvain Coffinet
"Le magicien des notes et son spectacle d’illusions nous enchantent…"
Après un Rennes-Le Mans pour aller voir
Goldman à l’Antarès, nous voilà aujourd’hui en route vers le zénith de
Caen où va se produire Elton John en solo au piano. Quelques difficultés pour se garer
(classique pour tous les concerts); tout aussi classique et banale, la
première vue sur le bâtiment, qui ne laissera pas de souvenir impérissable
(contrairement à la photo ci-dessous, nous le
découvrons… de dos). Le talent à l'état pur... Vingt titres, deux heures et une dizaine
de standing ovations plus tard … Les premiers accords de Bennie and The
Jets et soudain la salle s’enflamme ! De nombreux spectateurs quittent
leurs sièges pour rejoindre la scène et s’approcher de Monsieur Elton !
Les nombreuses cravates du parterre (invités de la Caisse d’Epargne), un
instant dépitées, ne peuvent rien y faire et devront ensuite se priver de
la vue directe et rapprochée ! Sacrifice entonne alors l’artiste
comme pour les consoler … *** Par Christophe Letellier
"Un roi à son zénith" Trois jours après sa fantastique performance, donnée dans les majestueuses arènes de Nîmes, Elton "débarqua" en Normandie pour célébrer le dixième anniversaire de l’ouverture du Zénith de la ville de Caen. Contraste saisissant avec les journées précédentes: la température a chuté d’au moins quinze degrés et un ciel plombé remplacé le bel azur méditerranéen. La pluie ne cessa de tomber de toute la journée, parfois sous forme de petite bruine, parfois sous l’aspect de grosses averses orageuses. Une journée en tous points semblable à celle que nous avions connu en mai 2002 lors du dernier passage d’Elton à Paris Bercy. Voilà qui ne va pas arranger la réputation de cette région ! Aux ouïes dires, nombreuses sont les personnes qui ont dans leur tête des clichés un peu trop succincts. Espérons toutefois que cette escapade normande n’aura pas occasionné un refroidissement néfaste à notre chère star anglaise pour les prochaines dates de la tournée ! Et puis, pour en terminer avec ces fameux clichés, l’Angleterre: ce n’est pas mal non plus au niveau des précipitations, non ? Le concert, initialement prévu à 20 h 30, fut avancé tout dernièrement à 20 h (tiens, tiens, y aurait-il un timing d’avion à respecter ?), occasionnant par la même un travail supplémentaire pour les organisateurs qui durent appeler chaque détenteur de billet pour les prévenir de cette modification de dernière minute (importante car, comme chacun le sait, Elton est plutôt du genre à gagner du temps qu’à en perdre !). Arrivés vers 19 h 00 au Zénith (en compagnie de ma correspondante corrézienne Brigitte Dussert qui avait fait également le déplacement !), le temps de nous sécher quelque peu, acheter un petit tee-shirt souvenir (eh oui ! Il faut bien faire fonctionner le petit commerce d’Elton ! ), nous nous retrouvâmes rapidement à l’intérieur de la salle (plus modeste que les Arènes mais pouvant tout de même accueillir près de 7000 personnes si on se réfère aux documentations). Celle-ci était entièrement en configuration assise, favorisant ainsi les arrivées en continu. Vu le temps exécrable, nous appréciâmes même si certains pensent (à juste titre d’ailleurs !) que ces configurations enlèvent de la vie aux concerts. Arrivés devant nos places, nous avons la désagréable confirmation que celles-ci ne sont pas les meilleures puisque nous nous retrouvons dans la partie droite du piano. Adieu les vues sur le clavier ! Heureusement, les deux écrans géants (en état de fonctionnement cette fois !) nous permettrons de combler cette lacune ! En fait, après avoir rapidement sondé les emplacements, on se rend compte qu’il y a vraiment peu de bonnes places. Ceux qui ont eu la chance d’obtenir des places du côté gauche risquent pourtant, pour la plupart, d’observer le dos d’Elton sans pour autant voir son jeu de piano. Alors finalement, je ne suis pas si mécontent de la place qui me fut allouée par internet. Et puis, peut-être que la salle ne sera pas complète et que l’on pourra, une fois le concert débuté, se rapprocher stratégiquement ! Mais, les minutes passant et la salle se remplissant, il devint clair que cette idée ne pourra jamais se concrétiser; entre les entrées payantes et les nombreuses invitations des organisateurs, le zénith affichera complet. Alors, oubliant cette hypothèse, je jetais un petit coup d’œil vers la scène: le piano (le même que celui de Nîmes puisqu’à la sortie du concert, en restant quelques temps à observer le manège des techniciens, nous avions appris, en prêtant l’oreille, qu’il devait prendre à la suite la direction de Caen !), trônait majestueusement et silencieusement (ce n’était que momentané !) à sa place habituelle. L’ambiance était très sombre : des gobos projetaient des ombres géométriques sur les pendrions noirs jalonnant la scène. Peu de temps avant le début du show, deux représentants des intermittents du spectacle vinrent nous lire leurs revendications contre le projet du gouvernement actuel ! Ils furent applaudit lorsqu’ils affirmèrent qu’ils n’empêcheraient pas la représentation d’avoir lieu (ce que l’on pu craindre tant de nombreux festivals l’avaient déjà étés); ils ne pouvaient pas lutter contre une telle machine ! (pour reprendre leurs termes exacts) Il est 20 h 05 précisément lorsque les premières note de l’Orchestral Final d’Aïda retentissent et les lumières ambiantes s’éteignent : çà y est, c’est reparti pour 2 h 45 d’un show dont on sait pertinemment qu’il sera grandiose ! Sera-t-il aussi percutant que celui vécu trois jours plus tôt ? Seules les minutes qui suivront nous en apporteront la réponse ! Elton apparu sous les acclamations du public qui devait se pincer pour admettre qu’il avait enfin devant les yeux, l’une des plus illustres figures du Rock de ces trente dernières années. Vêtu d’un somptueux costume fuchsia (chaussures et lunettes assorties comme toujours) laissant apparaître un tee-shirt noir dont l’inscription trahissait la marque Versace, il parcouru la scène selon un rituel bien établi : d’abord tout droit vers l’extrémité court de la scène pour revenir progressivement vers le côté jardin en adressant des saluts à son public; une main parfois accolée contre sa poitrine, à la manière d’un Napoléon Bonaparte (un empereur de la musique pop saluant à la façon d’un empereur français: quoi de plus normal !). Les dernières notes de l’Orchestral Final à peines achevées que celles de Your Song prirent le relais, sous un nouvel élan d’enthousiaste. Le public est déjà sous le charme de ce titre légendaire, véritable signature du mythe Elton John. Comme à son habitude (tout ceci est magnifiquement rodé ; un peu trop parfois !), il s’adressera à son assistance dans un français de très bonne facture. Ce fut d’ailleurs une bonne surprise de le voir plus à l’aise ici qu’à Nîmes où il s’était contenté du minimum syndical ! "Bonsoir Caen ! Je suis très heureux d’être ici ce soir (il est en fait heureux partout alors !). Ce soir, c’est juste moi et le piano (ça alors, on ne s’en serait pas douté !!!). Beaucoup de chansons, j’espère que vous connaissez ?" (Non pas du tout !!!). Puis, comme il l’avait fait à Nîmes, il annonça Border Song : "Une chanson de l’album ELTON JOHN écrite en 1970" (applaudissements car il n’écorcha aucun mot, pas même l’année pourtant assez difficile à prononcer !). Même interprétation sans surprise mais le public apprécie, surtout le vrombissant des notes du piano pour conclure le morceau ! Vint ensuite The One, tout de suite reconnu et applaudi, tout comme Someone Saved My Life Tonight (le public a visiblement bien révisé avant de venir !). Puis arrive le moment du premier extrait de SONGS FROM THE WEST COAST: The Ballad Of The Boy In Red Shoes. Encore une fois, réglé comme du papier à musique (elle est bien trouvée celle-là non ?), il se lança (quasiment mot pour mot) dans la même dénonciation d’inertie de la politique reaganienne de lutte contre le SIDA, au milieu des années quatre-vingt. Très belle interprétation dont finalement, à force de l’entendre en live, je commence à apprécier le tempo rapide. J’aimerais simplement qu’il développe davantage mais la chanson est encore un peu trop jeune dirons-nous pour qu’il la transforme. Laissons-la vieillir quelque peu ! Il enchaîna avec les incontournables Daniel et Mona Lisa And Mad Hatters. Comme je l’avais déjà précisé dans mon reportage sur le concert de Nîmes, cette première partie ne constitua qu’un hors-d’œuvre en attendant le plat de consistance ! Sans offenser le public normand (je suis normand moi aussi), il faut avouer qu’il ne fut pas comparable au public plus latin du gard. Nul doute qu’il apprécia ces quelques mets de qualité mais avec une certaine retenue. Tout ceci paraissait bien poli et peu de personnes dans la salle n’osaient encore se lever de son fauteuil. Il était grandement temps d’"allumer le feu " (pour reprendre les paroles d’une chanson de notre Johnny national !) dans cette salle du Zénith. C’est Honky Cat qui eût la délicate mission de s’y coller. Pas de problème cependant, cela fonctionna avec succès, comme partout ailleurs. L’improvisation finale est toujours aussi géniale (peut-être même supérieure à celle entendue à Nîmes), marquant une première fois les esprits. On pouvait en effet déceler sur les visages, les premiers signes d’étonnement et d’admiration devant la première grande démonstration pianistique du Maître. Ceci se conclut une nouvelle fois par une standing ovation générale; la chaleur monte lentement mais sûrement ! Elton en profita pour effectuer un petit aller-retour le long de la scène, invectivant la foule au passage pour se nourrir de ses applaudissements. Pas le temps de souffler puisqu’il enchaîna avec Rocket Man. C’est toujours un grand moment dans le concert même si, je tiens à le répéter, cette version n’est pas à la hauteur des précédentes déjà entendues l’année précédente. Vint le tour d’I’m Still Standing. L’ayant découvert trois jours plus tôt, elle m’avait fortement et agréablement surpris. Sachant désormais qu’il s’agissait de ce titre (ce que n’avait pas encore découvert l’assemblée), je pouvais ainsi mieux me concentrer et savourer les délices des modifications de cette version. Une intro progressive, qui ne laisse décidément rien deviner. Il faut bien attendre deux bonnes minutes avant de reconnaître un semblant de tempo et trente secondes supplémentaires pour la séquence connue. Une nouvelle salve d’applaudissement retentit dans la salle et le public battait maintenant la mesure des mains. Personnellement, j’adore cette cassure dans le rythme qui intervient après le premier refrain lorsqu’il hache I‘m Still Standing en s’arrêtant sur chaque mot. Le résultat final : une nouvelle standing ovation plus que méritée. Les titres suivants nous permirent de reprendre quelque peu nos esprits. Dans l’ordre, se succédèrent Ticking, Tiny Dancer et I Want Love de SONGS FROM THE WEST COAST conclue comme à Nîmes par un "We all need love" bien peu audible sous les applaudissements générés et répétés. Sacrifice vint conclure cette partie émotion. Une nouvelle fois, clameur générale qui démontre une fois de plus l’engouement du public français pour ce titre. Il est devenu, au fil des ans, tout aussi connu que Your Song ou Candle In The Wind. Philadelphia Freedom redonna du rythme au spectacle. Là encore, quelle intro fabuleuse, pleine d’imagination : un vrai régal ! Le public battit le rythme une nouvelle fois des mains. La communion était maintenant parfaite. La dernière partie du spectacle, avec de véritables moments d’anthologie comme nous allons le voir, pouvait prendre place. Candle In The Wind fit retentir une nouvelle vague de d’émotion, chanson définitivement tragique puisqu’elle est dédiée à deux femmes célèbres disparues en pleine gloire (et encore si jeunes !) : Marylin Monroe et Lady Diana. Petit temps mort avec Moon River, une reprise d’une musique de film qu’affectionne tout particulièrement Elton. Cela semble devenir une habitude désormais qu’Elton reprenne un titre déjà existant (d’un auteur illustre ou inconnu). Ce fut déjà le cas l’année dernière avec le sublime Oh My Sweet Carolina de Ryan Adams. A ce propos, je trouve dommage qu’elle ait disparue de sa Set List tant elle lui convenait bien. Mais, on peut très bien comprendre qu’il se limite à un seul aparté par concert pour ne pas léser un public venu entendre ses chansons et non celles des autres ! Cela dit en passant, il serait intéressant de connaître l’avis des auteurs après avoir découvert cette nouvelle adaptation de leur oeuvre. Je ne sais ce qu’il en est pour vous mais moi, je trouve les versions d’Elton souvent supérieures aux originales. Peut-être ne suis-je pas assez objectif sur ce coup là d’ailleurs ! Toujours dans le style des mélodies larmoyantes, suivit Sorry Seems To Be The Hardest Word (version originale): un nouveau succès général. Plus classique mais non moins apprécié: I Guess That Why They Call It The Blues. Comme je l’ai déjà souligné dans mon compte-rendu sur le concert de Nîmes, elle figure parmi les titres maintes fois trop entendus pour nous émouvoir encore. L’interprétation est sans faille mais bon, pour employer des termes culinaires, cela fait un petit peu retomber la mayonnaise ! Je suis d’autant plus surpris (désagréablement surpris même !) qu’il ait éliminé This Train Don’t Stop There Anymore, qui venait en suivant sur la Set List du précédent concert. L’a-t-il réellement oublié (j’en doute puisque la set list est toujours scotchée sur le côté gauche du piano) ou bien était-il en retard sur son timing très serré ? Lui seul malheureusement en a la réponse. Quoi qu’il en soit, le public a perdu au change. Quitte à supprimer un titre, il aurait été préférable qu’il le fasse avec le titre précédent. On passa donc directement au(x) magnifique(s) Carla Etude / Tonight. Je ne m’en lasse pas; Brigitte non plus d’ailleurs puisqu’elle ne pût s’empêcher de lâcher un sincère "Merci !" qui attira l’attention du public mais pas celle d’Elton, imperturbable dans sa concentration. Au risque de me répéter de comptes-rendus en comptes-rendus, il s’agit là pour moi du plus grand moment d’émotion du concert. Dans ce morceau, c’est à la fois tout le talent pianistique et la sensibilité d’Elton qui s’y trouvent réunis. C’est tout simplement beau et doux à entendre et à écouter. Fermez les yeux et vous vous retrouverez transportés dans le monde intérieur d’Elton. J’ai ainsi souvent l’impression qu’il arrive dans ce morceau à nous ouvrir son âme ! (Voilà dans quel état tu me mets Elton !!!). Dans un tout autre genre (plus brutal !) et véritable "Clou du Spectacle !" à mon sens, Take Me To The Pilot. C’est un véritable déluge (s’ajoutant à celui bien réel de l’extérieur) de notes qui s’abat sur nos têtes (ou plus précisément dans nos oreilles !). Peut-on encore mieux jouer du piano, je ne sais pas ! Je ne peux alors m’empêcher de penser à tous ceux qui rament depuis des années pour apprendre à maîtriser cet instrument si exigeant. Arriver à atteindre un tel niveau relève de la grâce divine et a un côté assez insultant à bien y regarder. Prendre conscience d’un tel fossé qu’il reste à franchir peut en contraindre certains à abandonner et d’autres, au contraire, à se sublimer. Point de Marseillaise tonitruante cette fois mais une improvisation de tous les instants où l’on sent le Maître prendre un immense plaisir à se défouler sur les touches de son piano. Il semble faire corps avec lui; chacun de ses doigts tombant exactement là où il le désire. Ce qu’il lui demande de plus insensé, il l’obtient comme s’il n’osait désobéir aux ordres. Devant un tel miracle qui s’accomplit devant nos yeux, on ne peut que rester pantois d’admiration. A la fin de cette démonstration, ce n’est plus une salve mais un tonnerre d’applaudissement qui gronde dans la salle du Zénith, définitivement conquise ! Même la vigilance des membres de la sécurité parquée le long se la scène, s’en trouva affaiblie; elle va définitivement céder en quelques secondes. En effet, Elton n’a pas le temps de regagner son piano après s’être nourri une nouvelle fois de nos acclamations répétées que quelques fans ont pris place devant la scène. Il ne faut pas longtemps à la foule pour comprendre l’aubaine qui lui est présentée et se ruer pour les imiter. C’est une véritable vague déferlante de fans en délire qui vint s’abattre en quelques secondes sur les devant de la scène. Toujours impressionnant de vivre de ce phénomène (et cette fois, j’avais décidé d’y participer !). Elton semble s’amuser de la situation, préférant certainement une assemblée remuante devant lui à un public statique. Comme pour saluer notre arrivée, Elton lance les premières notes d’un Bennie And The Jets toujours aussi fou ! Là, pas d’intro à rallonge; on rentre directement dans le vif du sujet ! Les bras sont levés, les pieds battent le rythme: la salle vit enfin. Dommage qu’il ait fallut attendre tout ce temps pour assister à pareil spectacle ! C’est tout le problème des configurations assises : il est certes confortable d’être assis (moi le premier, pour des problèmes de sciatique, j’apprécie) mais cela nuit quelque peu à la vie du concert. Ce que l’on peut se permettre en fin de concert, ne serait pas toléré en début car nécessairement, on obscurcit la vue des premiers rangs ! Elton est maintenant debout lui aussi, ses petits yeux bleu ciel nous observant malicieusement par-dessus ses verres obscurs. Il est aux anges et nous bien plus encore ! N’y tenant plus, à la fin du morceau, il monte sur son siège, tel un roi sur son trône, pour être mieux vu de tous et nous saluer. A cet instant, il quitte la scène, signalant par-là même au public que l’issue du concert est proche ! (les meilleures rêves ont une fin; plus dur est le retour à la réalité !). Il revient rapidement pour traverser la scène en plongeant une main dans un océan de bras hystériques: chacun veut toucher le Roi Elton comme pour bien se prouver que tout ceci n’est pas un rêve éphémère mais bien l’instant présent. Il consent enfin à demander un stylo à un technicien resté dans l’ombre des coulisses. Il signera quelques autographes; pas assez cependant pour satisfaire tous ses admirateurs (j’ai échoué de peu mais Brigitte elle, a eu plus de chance; je pourrai toujours voir à quoi cela ressemble un autographe d’Elton !). Il entame alors un Don’t Let The Sun Go Down On Me qui pourtant semble être plus que de circonstance au vu de ce qu’il tombe à l’extérieur ! ). Cette chanson commence à m’oripiller sérieusement à force de l’entendre à chaque concert ! Et puis, elle paraît bien fade face au feu d’artifice musical qui avait précédé ! Il quitte une seconde fois la scène et reviens deux minutes plus tard pour un dernier rappel. Il porte cette fois un survêtement blanc et rouge type Base-Baller américain. Il est peut-être très à l’aise dedans mais il n’est pas à son avantage dans ces tenues décontractées, laissant apparaître ses rondeurs superflues ! Il prononce un dernier message final (en français s’il vous plait !) dont la teneur est identique à celui de Nîmes : "Merci Caen ! Merci pour l’amour que vous me donnez. J’aime la France; oui, j’aime la France. Merci !". Un dernier Circle Of Life clôturera sa prestation. Un dernier salut fugace et il s’engouffre dans les méandres des coulisses où une voiture, moteur tournant, l’attend pour l’amener rapidement à l’aéroport voisin, qu’il puisse s’envoler vers de nouvelles aventures ! La nôtre, commencée voilà plusieurs jours, vient de prendre fin en même temps que les dernières notes du piano. Dans une salle non nécessairement acquise à sa cause (beaucoup vinrent certainement par curiosité ou par invitation), Elton John s’est une nouvelle fois donné corps et âme pour satisfaire son public. Pour avoir assisté à deux concerts (presque identiques pour ce qui est de la set list) dans un intervalle de temps aussi proche, la comparaison est facile et s’impose d’elle-même : Si Elton fut une nouvelle fois très bon dans son interprétation, il me semble toutefois que la représentation de Caen fut légèrement en retrait de celle de Nîmes d’un point de vue strictement émotionnel. Il est vrai que les repères étaient placés très hauts après Nîmes et qu’il s’agissait de deux concerts totalement différents: l’un en plein air, l’autre en salle; l’un dans un temple de deux mille ans, l’autre dans une salle de dix ans d’existence. Enfin, l’un avec une fosse vibrante dès le départ, l’autre en configuration totalement assise. Tous ceci ne plaidait pas dès le départ en faveur du Zénith. Ce ne sont que des détails futiles qui n’enlèvent en rien à la performance. Chacun a vibré à sa manière, oubliant les colères du ciel qui avaient décidées de gâcher un peu la fête.
Quelle performance de la
part d’Elton ! Ne serait-ce que de pouvoir donner autant à son public show
après show, sans grande période de récupération (c’est un vrai marathon
qu’il entreprit au début du mois juin). Rien que pour cela, vous méritez
tout notre respect et bien des artistes (n’est-ce pas monsieur Robbie
Williams qui s’est ouvertement moqué d’Elton tout récemment à l’Olympia en
mimant un vieillard arthritique !) devraient vous imiter (encore faut il
qu’ils le puissent !). J’aimerais pouvoir
pousser la comparaison un peu plus loin en assistant au dernier concert de
la tournée solo européenne de l’été à Montauban mais, travail oblige, je
dois y renoncer. Alors rendez-vous est d’ores et déjà pris pour l’Olympia
le 30 novembre, puis le 2 décembre 2003 à Bercy avec le Band pour clôturer
une année exceptionnelle de shows en France avec Mister John. La Set-List 1 - Your Song *** Faites-nous partager votre avis sur le concert Vous êtes allé voir ce concert ? N'hésitez pas à me faire votre petit résumé par e-mail, je le publierais ci-dessous. Vous avez des photos du concert ? Faites-les moi parvenir par e-mail, elle illustreront cette page. Merci de votre collaboration.
Les articles sur des concerts précédents: - le concert de Nîmes
(2003) par Sacha |
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