Grenoble, Palais des sports
le 14 juin 2006

Il y a des jours comme ça où tout se déroule à merveille, conformément à l’idée qu’on s’en faisait à l’avance. Ce concert en est un exemple. Pourtant ça ne partait pas sous les meilleurs auspices…

Par Patrick Andrey


Grenoble étant à 240km d’où je vis, nous avions prévu de partir à 17h00 de la banlieue Lausannoise avec Frédéric, mon beau-frère. On aurait préféré partir un peu plus tôt mais nos emplois respectifs ne nous le permettaient pas.

Notre périple aurait du nous prendre plus ou moins 2h30. Nous pensions donc arriver aux alentours de 19h30 devant les grilles du Palais de Sports de Grenoble.

C’était sans compter sur un bouchon de 45 minutes formé à Genève suite à un accident sur l’autoroute… Une attente insoutenable, tant nous avions peur d’arriver après 20h30. Il faut dire que le billet stipulait bien qu’aucune personne ne serait admise dans la salle après cette heure fatidique !

Nous sommes toutefois arrivés vers 20h00 (en ayant bien roulé) dans le chef-lieu de l’Isère, il ne nous restait plus qu’à trouver une place pour nous garer, ce qui m'a paru aussi dur que de trouver un neurone dans le cerveau de Jean-Claude Van Damme. Tout était pris et j’ai du me garer dans une petite ruelle derrière le Palais de Sports, sur un bord de route qui était déjà saturé de véhicules en tous sens. Je n’étais pas trop rassuré mais bon, pas le choix, les minutes défilaient inexorablement.

20h20, nous arrivons à l’entrée Sud. Là, le vigile me pose la traditionnelle question « Avez-vous des bouteilles d’eau dans votre sac ? », j’ai à peine eu le temps d’articuler un « euh … » (j’en avais deux plus mon appareil photo soigneusement emballé) que le staff nous pressa de rentrer car les portes allaient fermer (ouf !!!). Le timing était plus que serré…

Nous gagnons nos places dans le bloc C du carré Or (le bloc à la droite de la scène). Des places pas trop mauvaises, assez en avant, même si j’aurais préféré être plus à gauche. Mais ne faisons pas la fine bouche, je me suis décidé très tard à venir pour des raisons professionnelles et c’est déjà bien d’avoir pu obtenir ces places.

Je profite de ce moment pour « Briefer » Frédéric. Après « Sacrifice » nous aurons le droit d’aller devant la scène pour profiter des derniers morceaux. Nous préparons notre plan de bataille : Contourner la salle par la droite, ce sera plus rapide, il y aura moins de monde.

Il est 20h28, nous sommes assis depuis à peine quelques minutes, pas même le temps de dévorer mon sandwich entièrement, que les lumières s’éteignent sur des sonorités très particulières, mélange de bruitages métalliques, de claquements et d’effets techno, annonçant l’arrivée des musiciens.

La petite armée d’Elton prend possession de la scène pour ce qui va être un concert magique.

La star est enfin là, revêtue d’un de ses désormais traditionnels costumes noirs du couturier japonais Johji Yamamoto. Le motif de ce soir est une guêpe jaune au regard vert. Elton, très élégant, porte une chemise de couleur rouge, un gros crucifix (en strass ?) et des petites lunettes rouges foncées. Il semble avoir quelques problèmes avec sa coiffure car ça relève un peu derrière.

C’est parti pour deux heures quinze de bonheur, Elton plaquant les premiers accords de « Bennie and The Jets » alors que l’écran multicolore qui couvre le fond de la scène affiche en grand les lettres « E », « L », « T », « O » et « N ».

Pour être franc, le début ne m’a pas bluffé, je trouvais le jeu de piano d’Elton un peu « crispé ». Peut-être aussi que ce n’est pas un bon titre pour démarrer. A mon avis « Funeral for a Friend/Love Lies Bleeding » est le meilleur morceau d’introduction pour un concert.

Toutefois, Elton s’est très rapidement détendu et même s’il semblait avoir des petits problèmes techniques au départ (on lui a changé son moniteur gauche et il communiquait beaucoup avec son ingénieur du son pour avoir plus de propre voix), Il a commencé à prendre plus de plaisir à jouer.

J’aimerais souligner que le public Grenoblois fut un peut froid au démarrage, applaudissant poliment mais sans plus.

Après « Philadelphia Freedom » et l’excellent « Believe » de l’album « Made In England » arrive une version inédite de « Daniel ». En effet, il s’est trompé en recommençant un couplet trop vite, alors que ça devait être un passage instrumental. Il ne s’est pas démonté pour autant, et a récupéré le coup en offrant une version très différente de ce que l’on connaissait pour y donner des accents jazzy à sa voix, sous l’œil visiblement amusé de ses musiciens qui ont parfaitement rattrapé le coup.

Ensuite, l’un des moments les plus fous de ce concert : Une version d’anthologie de « Rocket Man », un moment de musique live comme on ose plus en rêver. Des soli de piano, des instants où Elton joue de sa (très belle) voix, des moments d’improvisation intenses suivis de pauses plus expérimentales, faisant la part belle à tous les instruments. C’est bien simple, ont devrait montrer ça à tous ceux qui cataloguent Elton comme un simple artiste de variété.

Le public commença à vraiment montrer son approbation à ce moment, et tout au long du titre, applaudissant les moments de bravoure.

C’est « I Guess That’s Why They Call It The Blues » qui va lui permettre de revenir sur terre.

Ce morceau me lasse de plus en plus, même si la version d’hier soir était bonne. Ce que j’apprécie le moins sur ce titre c’est le son du synthé sensé remplacer l’harmonica, désolé Guy mais tu ne remplacera pas Stevie ;o)

Je peux d’ailleurs faire la même remarque concernant les cuivres mal retranscrits au synthé sur le morceau suivant « They Call Her The Cat ». Je ne crache toutefois pas dans la soupe car c’est un bon morceau en live. Elton l’a présenté (en français comme souvent ce soir) en disant qu’il s’agit de l’histoire d’un garçon qui veut devenir une fille.

A noter que c’est le seul titre de « Peachtree Road » joué puisque, « Turn The Lights Out When You Leave » n’a hélas pas passé la rampe de Grenoble pour la première fois depuis le début cette tournée.

Vient ensuite la toujours magnifique « The One », qu’Elton interprète magnifiquement. Son accompagnement version live au piano est bien plus beau que sur l’album.

En parlant de piano… L’introduction du morceau suivant va le mettre à rude épreuve. En effet, Elton va nous offrir un « Take Me To The Pilot » absolument étourdissant. Elton fut tout simplement divin, en complète osmose avec son instrument, presque en transe. Un moment grandiose que me fait encore frissonner rien qu’en écrivant ces quelques lignes.

J’en parlais plus haut, c’est maintenant au tour de « Funeral for a Friend/Love Lies Bleeding ». Ce morceau est une véritable tuerie en live. Et le groupe a encore mis le feu au Palais des Sports.

J’aimerais mettre en avant un point très important pour moi : La qualité sonore de ce concert a été bluffante. Une sono puissante mais pas agressive, des basses qui vous transpercent. Une acoustique très bonne dans une salle pas fondamentalement créé dans ce but : Un sans faute, bravo à Clive Franks.

Vinrent ensuite « Tiny Dancer », « I Want Love » accompagné du clip sur les écrans géants, « Sorry Seems To Be The Hardest Word » puis « Sacrifice ».

Ce fut le moment tant attendu : Le rush devant la scène pour les derniers morceaux. J’observais les mouvements des fans pour décider du moment opportun pour jaillir de nos sièges et courir vers la scène. C’est fait, non sans que j’écrase lamentablement les pieds d’une de nos voisines (désolé si vous lisez ça, sachez que je n’ai pas eu le temps de m’excuser). Nous nous trouvons enfin devant le grand piano noir.

Nous sommes accueillis au son de « Are You Ready For Love », que je n’apprécie que d’une oreille, tant je suis content d’être là, à chercher frénétiquement dans mon sac où j’ai bien pu ranger mon tee-shirt de Watford.

Ensuite, c’est un « I’m Still Standing » électrique qui déferle sur nous.

J’essaye de faire des photos de Davey Johnstone en plein solo mais le gorille placé devant semble en avoir décidé autrement. Il me fait signe d’arrêter. Il faut que je sois plus discret et que j’attende qu’il tourne la tête pour jouer au paparazzi.

C’est d’autant plus frustrant que l’on sait très bien que ça ne pose aucun problème tant à Elton qu’à son management. Ils sont même très contents de publier nos plus belles photos sur eltonjohn.com.

Bref, revenons à nos moutons. C’est-à-dire « The Bitch is Back » puis « Saturday Night’s Alright For Fighting ». Si vous n’avez pas encore compris, il sort l’artillerie lourde pour achever une salle enfin en délire.

Au tour de « Crocodile Rock » et de ses « la, la, la, la, la » de faire participer la salle. J’ai l’idée d’agiter mon tee-shirt de Warford en rythme devant Elton qui le remarque et me fait un petit signe.

J’ouvre une petite parenthèse au sujet de Watford : Pour ceux qui ne connaissent pas cette équipe de football, c’est celle que soutient Elton. Il en fut président dans les années 70 et il le reste de façon honoraire à vie. Et il doit en être fier puisque elle est remontée en première division cette année. Je me suis dit que c’était un petit clin d’œil qui lui ferait plaisir et il semble que ça ait bien fonctionné.

Après une petite pause, Elton remonte sur scène sans l’un de ses traditionnels survêtements (à ma grande surprise). Il traverse toute la longueur de la scène pour saluer son public puis entame une très longue séance de dédicace, preuve du plaisir qu’il a eu ce soir.

Je prépare mon tee-shirt en espérant le lui donner à dédicacer. Elton est radieux, ça fait plaisir à voir.

Il arrive à ma hauteur, je lui tends fébrilement le tee-shirt. Il le prend, le regarde avec un sourire avant de le montrer au public, sous une salve d’applaudissement, je suis sur un nuage. Il le dédicace « Elton X » (alors que généralement il signe « EJ » en concert pour aller plus vite) avant de me le rendre en me remerciant : le monde à l’envers !!!

Il entame le rappel par « Don’t Let The Sun Go Down On Me » avant de nous dédier d’une manière très sincère « Your Song » en nous remerciant pour notre loyauté.

Ce fut une version magnifique, très poignante, de ce titre dont on ne se lassera sans doute jamais.

C’est dur à l’admettre mais c’est la fin. Et même si les lumières ne se rallument pas immédiatement, nous savons que l’on va devoir dire au revoir au chemin en briques jaunes et reprendre celui qui nous mènera chez nous.

C’est sur les notes d’Aida que la salle va se vider progressivement. Le moment de croiser quelques visages familiers, d’échanger quelques banalités, forcément trop courtes pour exprimer le plaisir de vous revoir. Et il y a tous ceux avec qui je communique régulièrement par forums ou listes de discussion mais que je ne connais pas « pour de vrai ».

On s’est sans doute croisés. En espérant qu’une prochaine fois on pourra faire plus ample connaissance.

A la sortie, je me fais arrêter par un petit groupe de 3 ravissantes demoiselles qui ont repéré le tee-shirt jaune que je porte à la main. Elles me demandent de le voir et m’expliquent que l’on m’a vu sur les écrans géants au moment où Elton le signait… Je les remercie de l’anecdote, ça fait toujours plaisir… Une vrai star je vous dit ;o)

Blague à part, cette soirée mémorable va rester gravée dans ma tête, que de souvenirs. Quand je pense que je n’étais pas sûr de pourvoir venir jusqu’au dernier moment.

Nous avons passé deux heures de routes au retour a refaire le concert, Frédéric était tout aussi heureux que moi, nous avons vécu des moments exceptionnels.


                                                       Au revoir Sir Elton... et merci

 

La Set List

 

Bennie And The Jets
Philadelphia Freedom
Believe
Daniel
Rocket Man
I Guess That's Why They Call It The Blues
They Call Her The Cat
The One
Take Me To The Pilot
Funeral For A Friend/Love Lies Bleeding
Tiny Dancer
I Want Love
Sorry Seems To Be The Hardest Word
Sacrifice
Are You Ready For Love
I'm Still Standing
The Bitch Is Back
Saturday Night's Alright For Fighting
Crocodile Rock


Don't Let The Sun Go Down On Me
Your Song

***

Faites-nous partager votre avis sur le concert

Vous êtes allé voir ce concert ? N'hésitez pas à me faire parvenir votre petit résumé par e-mail, je le publierais ci-dessous.

Vous avez des photos du concert ? Faites-les moi parvenir par e-mail, elle illustreront cette page.

Merci de votre collaboration.

Rudy Jacquier (France) - 15.06.2006

Au début je ne devais être accompagné que de ma cousine et de son copain... Ma chérie n'étant pas très chaude pour se concert, il y'a trois moi lors de l'achat des place n'était donc pas prévu... Mais un coup de main du bon dieu nous a permis de trouver une place pour elle, bradé a 60 euros! et suite des événements, nous avons pu nous retrouver à coté! Trop heureux d'avoir pu partager avec elle 2h30 d'Eltoneries!!!
 
Au début nous devions rejoindre Lolo et le reste de l'équipe, mais ce fut un rendez vous manqué... Mais les vigiles nous pressait pour rentrer et les portables n'ont pas fonctionnés.. J'en suis vert... J'aurais tellement voulu les rencontrer... Snif snif.
 
20h20, nous prenons place au sein de la fournaise qu'est le palais des sport, et la, l'interrogation c'est comment allons nous faire pour tenir aussi longtemps dans cette abominable chaleur... Surtout que nous étions au 3eme Rang des gradins, et comme la chaleur monte...
 
20h30, les lumières s'éteignent... La musique commence. Les cœurs s'emballent, Elton est la, adulé, applaudi... moment Magique!!! Yeah yeah yeah!!!!
 
Pour ne pas gâcher les rares surprises de ces Show, je n'avais pas souhaiter connaître la set list ni les dernières nouveautés scéniques!!! Et comme j'ai bien fais!
 
Étant dans les gradin j'ai pu constater que le public était relativement froid, et commencer par Bennie and the Jets, n'est sûrement pas un choix très judicieux, puisqu'elle n'est pas très connu pour le grand publique et son rythmée ne permet pas vraiment de gagner une foule pour un titre d'intro, de plus un titre qui permet une impro a la fin semble mal choisie... pour un public profane. Cependant le mur de lumière et les spot colorés donnait un effet festif au concert!
 
Philadelphia Freedom... J'adore se titre, j'aurais voulu bouger, danser, etc... Mais comment faire dans une salle ou le public est assis... Bref, ensuite Daniel, i Guess that...Bref, des classiques, mais quelle interprétation! La version de Daniel était superbe!!! Ensuite Rocket Man, version qui a due ravir les Fans mais qui a vite lassé le public et ma Cherie, non habituer a des versions de 15 minutes en 3 mouvements... Et pourtant Elton s'est défoncé pianistiquement parlant. Bref, je sentais que ma tendre s'ennuyait un peu..
 
Pourtant Elton avait une sacrée pêche et ses musiciens aussi mais le public semblait dormir, mais petit a petit Elton à gagné le cœur du public et celui de ma copine, j'étais aux anges de mon coté pour mon 3eme concert (toujours avec le groupe...), Je n'ai plus l'ordre des titres en têtes mais je sais qu'au bout d'une demie heure les gradins étaient comme subjugué par la magie Eltonienne!!!
 
Je dois vous avouer que j'ai versé ma petite larme sur Believe, une première en live pour moi, et sa m'a rappelé l'Album qui me l'a fait aimer, il y'a 12 ans déjà! Mais quel version, poignante à mort...
 
Il est difficile de revenir sur toutes les phases d'un tel show, mais Elton était terrible au piano, la sono était trop bonne et chaque note était entendu de tous, un pur bonheur. Je ne sais pas si sa vient de moi, mais il s'est lâché, son jeu  se rapprochait du registre Jazz blues, une merveille!
 
Et que dire de l'écran Géant et des multitudes de couleurs, un effet visuel réussi, bref un Show à la hauteur de nos attentes, même pour les vieux fans comme moi.
 
Le concert est monté crescendo, l'ordre des titres était merveilleusement choisi, Elton était festif, et le concert à pris plusieurs tournures musicales, passant du Jazz (impros), aux ballades sublimes (i want love, sorry seems to be, Sacrifice qui pour le coup a ému ma chérie aux larmes!)
 
Autre énorme moment, fut lorsque les Fans ont eus la possibilité de rejoindre la scène, nous aurions donné n'importe quoi pour les rejoindre et faire la fête avec eux, car l'ambiance était plus que festive mais je vous rassure elle l'était aussi sur les gradins! Elton à gagné, encore une fois!!! A 59 ans le bonhomme n'est peut être plus le génie mélodique d'hier mais reste un show Man exceptionnel, un performer qui n'à pas volé sa réputation, les titres rock enchaînés avec fougue Are you ready for love, Crocodile Rock, i'm still standing, the Bitch is Back, Saturday Nicht, ou lala, de quoi faire bouger n'importe quel grabataire! Elton termine fort, le public est communicatif, c'est géant!!! Et dire que je le trouvais coincé au début.
 
Après une petite séance de dédicace qui à fait dire à beaucoup qu'Elton était super de faire ça, il repris place pour deux derniers titres dont une somptueuse version de Your Song qu'il à bonifier encore une fois, au point de me surprendre encore une fois et de nous émouvoir, moi et ma chérie pour une deuxième fois.
 
En gros, un elton magnifique pour un concert énorme!!!
 
Ma copine est vraiment tomber sous le charme de ce petit anglais que l'on dit vieillissant, au point de vouloir le revoir mais dans une configuration solo, j'espère que se sera possible un jours, avant 2008...
 
Je n'aurais pas pensé qu'il puisse lui procurer autant d'enthousiasme, et pourtant! Nous en avons parler des heures et il fut dur de s'endormir tellement le show trottait encore dans nos tête. Pari réussi!!!
 
voila, seul petits points sombres, une sortie un peu rapide du maître... L'absence de Candle in the Wind et du Roi lion qui auraient sans doute fini d'achever un public qui en redemandait... Et surtout d'avoir louper Lolo, Christophe et Brigitte, et les autres membres.

LR (France) - 15.06.2006

Avant même la première note, le Palais des Sports de Grenoble était chauffé à blanc par un soleil de plomb un peu en avance en ce mois de juin. Et ce n’est pas l’ambiance de feu qu’Elton a mise dans la salle pendant les deux heures un quart de ce concert qui a fait baisser la température.

Je renvoie à la set-list plus haut pour éviter d’égrener inutilement les titres qui se sont succédés, depuis Bennie jusqu’à Your song, préférant mettre l’accent sur les trois moments les plus intéressants, les plus marquants de la soirée.

Tout d’abord, et dans l’ordre chronologique, une version tout à fait surprenante de Daniel. Sur un titre usé à tel point qu’il en est arrivé à écœurer même les fans les plus indulgents, Elton s’est fendu d’une interprétation jazz/blues vraiment décalée, à des kilomètres de la musique d’ascenseur qu’il délivre habituellement. Rafraîchissant car inattendu, voire inespéré.

Deuxième temps fort, et pour moi le pic de cette soirée, une version à rallonge de Rocket man de plus de dix minutes, où il s’est permis le luxe d’improviser en changeant deux ou trois fois de thème, et surtout de rythme passant de la balade au blues, puis au boogie, pour finir sur un rock puissant et endiablé. Renversant. Ça n’en finissait plus et comme mérité, le public jusque là timide s’est levé comme un seul homme pour saluer la performance.

Le troisième temps fort de la soirée fut évidemment l’intro de Take me to the pilot, prétexte habituel pour Elton de se livrer à une longue improvisation, risquée car parfois ratée, ce qui ne fut bien entendu pas du tout le cas ce soir-là. Pendant plus de cinq minutes, seul au piano, il a tenu le public en haleine, variant les rythmes, les accords, les thèmes, tout le monde (sauf les fans bien entendu) se demandant où il voulait en venir. En regardant ses doigts virevolter sur le clavier (j’avais la chance de voir ses mains en direct, mais également sur l’écran géant placé pile devant moi), je me suis demandé combien de gens présents dans la salle se doutaient qu’il est capable de ça, eux qui ne le connaissent que par les rares diffusions radio qui subsistent encore, ou plus encore par ses piètres prestations à la télévision française. C’est ce que j’aimerais faire voir aux gens qui dénigrent Elton quand je l’évoque, histoire de leur faire comprendre qu’on ne parle définitivement pas du même artiste.

A côté de ces moments remarquables, quelques bonnes surprises avec They call her the cat, diablement efficace sur scène, et Are you ready for love, qui passe étonnamment bien l’épreuve du live. La présence de Believe également, qu’Elton a réintroduite dans ses concerts depuis qu’il est à Las Vegas.

Quelques remarques désagréables quand même, complètement personnelles. Tout d’abord, quand arrivera-t-on à assister à un concert sans avoir droit à Tiny dancer ? Quand même, quand on pense au nombre de magnifiques ballades qu’Elton a écrites, plus connues que celle-ci par le grand public, on ne peut que regretter sa sempiternelle présence... J’arriverais même à me contenter de Candle à la place, c’est dire ! Mais bon, Elton aime certaines de ses chansons contre vents et marées, on n’y peut rien. Il nous aura déjà épargné Border song, réservée à ses concerts solo, c’est déjà ça de pris.

Ensuite, je déplore un peu qu’après un final volcanique qui voit s’enchaîner Ready for love , Still standing, Bitch, Saturday et Crocodile, le soufflé retombe platement après l’unique rappel avec un Don’t let the sun qui, à l’image de Tiny dancer, me fatigue mais alors... franchement. A mon goût, Your song se suffirait à lui-même dans le rôle de titre d’adieu.

Je regrette également que les enceintes, placées juste au dessus de moi et évidemment davantage calibrées pour sonoriser cette grande salle que pour épargner mes oreilles, aient altéré quelque peu la musicalité de certains titres. Dommage. Manifestement Patrick était mieux placé que moi, de ce point de vue là du moins.

Enfin, ceci ne ternira pas vraiment la satisfaction que j’ai ressentie à avoir eu la chance d’assister à ce concert d’exception, moi qui n’avais pas revu Elton depuis le concert solo de Bastille, un sommet également, mais dans un autre genre.

Christophe Letellier (France) - 30.06.2006

Grenoble, Chef-lieu de l’Isère, accueille ce soir notre chère star anglaise, pour un concert qui s’annonce comme le plus grand événement de l’année pour la ville et pour des milliers de fans français et étrangers (notamment, nos amis suisses car la Suisse n’est pas très loin).

En effet, il est fort probable que ce concert sera l’unique représentation du Maître sur le sol français en 2006 et le dernier avant un long break jusqu’en 2009 pour une ultime tournée mondiale !

Elton à bout de souffle ? Si chacun s’accorde à penser qu’un peu de repos pour recharger ses accus (n’oublions pas qu’il va fêter l’an prochain ses 60 printemps !), il nous démontrera ce soir qu’il est encore en pleine forme sur scène !

Elton à Grenoble, c’est donc l’événement à ne pas rater !

La ville d’ailleurs, semble avoir mis les petits plats dans les grands. Impossible de ne pas trouver le Palais des Sports tant l’itinéraire est jalonné par des panonceaux cartonnés où est inscrit, en grosses lettres rouges : ELTON JOHN PALAIS DES SPORTS.

Si les affiches tant recherchées par les collectionneurs que nous sommes devenus ne sont pas légions, celle géante qui trône majestueusement au centre de la façade du palais des sports, est magnifique et fait de nombreux envieux ! Un premier choc visuel qui n’allait pas être le dernier !

La température extérieure avoisine les 33°C à l’ombre. C’est dans ces moments là, que l’on apprécie d’avoir des places numérotées pour ne pas avoir à attendre des heures durant sous le soleil de plomb et risquer l’insolation qui nous priverait d’un spectacle nul doute lui aussi chaud et étincelant. Grenoble est encaissée dans la vallée et ceinturée par la chaîne des Alpes environnante. La chaleur s’en trouve donc piégée et ne peut donc s’échapper rapidement.

Un rapide tour des lieux en compagnie de Lolo et Brigitte pour apercevoir tout un petit monde qui s’agite à l’arrière du palais des sports et nous avons nos premières craintes à la vue de la signalétique environnante interdisant strictement les appareils photographiques et les portables ! Qui plus est, ils n’ont pas l’air de plaisanter au niveau de la sécurité ! Bien heureusement, l’avenir nous révèlera qu’il ne s’agit que d’une formule d’usage puisque la fouille à l’entrée sera très sommaire.

Le temps de se restaurer quelque peu, à l’ombre des quelques bancs jalonnant le parc environnant, de retrouver quelques " vieilles " connaissances (Floriane, Lionel, Yohan et pardon à ceux dont j’ai malheureusement oublié le prénom !) et les aiguilles du temps s’accélèrent (elles vont encore accroître leur vitesse pendant le concert !). Il est déjà 19 h 30 ; l’heure pour nous de s’avancer vers les allées donnant accès à notre carré or (bloc A pour mes amis et moi !).

Comme annoncé plus haut, la fouille s’annonce sommaire. Nous pénétrons (enfin !) dans le Palais des sports. Là, nouveau choc visuel : la salle est spacieuse, les chaises confortables et partout, de la moquette rouge du plus bel effet recouvre le sol et les infrastructures.

Rappelons que le Palais des Sports possède une piste de vélodrome où se déroulent les six jours de Grenoble. La scène est installée en contre-bas de l’un des ovales.

Cela fait toujours un petit pincement au cœur lorsque nous approchons de celle-ci, et plus particulièrement encore, en passant devant le majestueux piano noir.

La salle se remplit rapidement. Elle sera comble à 20 h 28, moment précis où débutera le spectacle. Gare aux éventuels retardataires ! L’organisation avait prévu, quoi qu’il arrive, de fermer les portes à 20 h 30 précises. Un mal pour un bien. Il n’y a rien de plus agaçant et irrespectueux envers le ou les artistes, de voir arriver en permanence des spectateurs en cours de représentation.

20 h 28, les lumières de la salle s’estompent sous la clameur d’excitation du public.

L’intro de Bennie and The Jets, la même que celle de Bercy l’an passé, laisse sortir de l’ombre, tout d’abord les musiciens puis très rapidement en suivant, celui que tout le monde attendait avec impatience : Sir ELTON JOHN.

Vêtu d’une superbe tenue de scène noire, chemise de soie rouge et blanche, pantalon noir bordé d’un liseré rouge sur les flancs, de fines lunettes à verres teintés noirs, il salue, comme à son habitude, son public.

Dès le départ, on se rend compte qu’Elton paraît être dans un grand jour. Souriant ; même l’intervention des techniciens dans les premières minutes pour remplacer un moniteur de retour défectueux, n’altérera pas sa joie évidente d’être là, face à un nouveau public à conquérir. L’entreprise prendra quelque temps certes mais il y parviendra bien, rassurons-nous !

La première belle impro à la fin du morceau nous le confirme.

Il enchaîne immédiatement avec Philadelphia Freedom. Le ton est donné !

Dans un français apparemment plus balbutié qu’à l’accoutumée (visiblement, il cherche ses mots et après plusieurs hésitations successives, il terminera dans sa langue maternelle), il annonce, ô très belle surprise Believe.

Si ce morceau, figure habituellement sur la set-list des shows de Las Végas, il y a bien longtemps qu’il n’était pas apparu dans celles de ses concerts (européens tout du moins). Dix ans déjà, au moment de la tournée du MADE IN ENGLAND TOUR.

Personnellement, je ne l’ai jamais encore entendue sur scène en 8 ans de concerts eltoniens.

Je me régale. Les basses, très intenses et profondes, résonnent dans la cage thoracique. Petite déception tout de même, la conclusion au piano, si belle lors de la tournée citée plus haut, est abandonnée. La chanson est coupée nette. Dommage !

On revient à quelque chose de plus classique avec Daniel. Il est à noter toutefois, de nouveaux petits arrangements bien sympathiques !

Comme lors de la tournée de PEACHTREE ROAD, Rocket Man intervient très tôt dans la set list. Le Maître a eu le temps de s’échauffer sur les quatre premiers morceaux. Il se sent apte maintenant, à donner la pleine mesure de son talent ! Et quel talent !

Pourtant, l’entreprise chaque fois renouvelée, est loin d’être évidente car son public (encore plus ses fans) l’attend sur ce morceau ( comme Take Me To The Pilot). Il ne lui faut pas décevoir ! Quelle pression cela doit-il lui donner ? Visiblement, il aime çà ou il en a besoin !

Une nouvelle fois, pari réussi avec une multitude de variations vocales et pianistiques. Magnifique ! Premier temps fort de la soirée ; ce ne sera pas le dernier, pour notre plus grand plaisir.

Plus classique mais incontournable : I Guess That Why They Call It The Blues (peut-être veut-il faire plaisir à Davey, son guitariste, puisque celui-ci, rappelons-le, est co-auteur de ce titre !). Là encore, quelques petites variations de tonalités.

Pour annoncer le prochain titre : They Call Her The Cat (qui sera, ô immense déception, l’unique titre de PEACHTREE ROAD interprété ce soir ; la somptueuse mélodie de Turn The Light Out When You Leave passera à la trappe), Elton se lance, sans grande conviction et dans un français plus qu’hésitant. Il parviendra tout de même à faire passer le message qu’il s’agit d’une chanson d’un homme qui préfère vivre comme une femme !

Ce morceau, au même titre que Crocodile Rock, est fait pour la scène. C’est dynamique, enjoué, et les musiciens s’éclatent (surtout Davey Johnstone !).

Autre titre qui revient dans la set-list avec le groupe : The One.

Pour l’occasion, mon ami Lolo a ressorti sa banderole de l’époque et portant la mention ELTON, YOU’RE THE ONE. Nous lui réservons la surprise de la lui brandir dès les dernières notes achevées. Ce qui fut fait !

Elton, la remarquant, nous adresse un amical "Thank You", l’index pointé en notre direction. Cela lui a fait visiblement plaisir (et nous aussi !).

Peut-être pour nous remercier (et pour remercier le public devenu plus chaleureux), il se lance sans hésiter, dans une étourdissante improvisation pianistique. Les fans que nous sommes savent que cet exercice est généralement réservé à Take Me To The Pilot. Cela sera confirmé quelques trois à quatre minutes plus tard lorsqu’il prononce : «If you feel…».

Une nouvelle fois, il réussit à nous bluffer ! Nous qui croyions avoir déjà tout entendu sur ce titre, il trouve au fond de lui-même, à la demande comme si la source était inépuisable, des thèmes différents qui nous laissent incrédules. On ne peut qu’écouter religieusement et s’émerveiller ! Renversant !

A peine quelques petites secondes de répit (le temps que la salle soit plongée dans le noir) que les premières notes de Funeral For A Friend résonnent devant les images d’un ciel nuageux et tourmenté défilant sur les deux écrans latéraux.

Un incontournable qui fait cette fois la transition avec la seconde partie du concert, qui sera plus enlevée.

Je trouve personnellement dommage de le retrouver là car pour moi, il n’y a rien de mieux que débuter le concert par ce morceau, suivi comme son ombre par Love Lies Bleeding.

Comme d’habitude sur ces deux titres enchaînés, le volume sonore et son intensité vont crescendo, au point de saturer et d’approcher de la limite du supportable !

On reprend son souffle (les oreilles bourdonnent et quelques instants de calme leur fera le plus grand bien !) avec la présentation des musiciens.

Elton, toujours d’excellente humeur, s’amuse beaucoup avec celle de Davey qui, de ce fait, esquisse à son tour, un franc et large sourire.

Le show reprend avec Tiny Dancer. Une nouvelle fois, on note quelques petites variations.

Puis vient I Want Love, une chanson visiblement chère à Elton.

Sur les écrans, les images de la scène alternent avec celles du clip. On peut noter d’ailleurs, fait remarquable, qu’Elton, en live, est synchrone avec les images. Comme il tourne le dos à ces écrans, il ne peut tricher. Grand coup de chapeau !!!

Pour continuer, deux incontournables encore vivement acclamés : Sorry Seems To Be The Hardest Word et Sacrifice.

Ce titre est le signal pour la grande ruée vers la scène. Pendant l’interprétation du titre, la sécurité est avertie et a pour consigne d’être vigilante mais ne doit pas empêcher ce qui doit arriver dans quelques secondes. D’ailleurs, aussi nombreux soient-ils, pourraient-ils arrêter une bande de fans, prêts à tout pour prendre d’assaut les abords de la scène et approcher ainsi au plus près leur idole ?

Comme prévu, la horde se rue sur les devants de la scène en quelques secondes ( au grand désespoir des spectateurs des premiers rangs et de ceux qui sont dans les gradins ).

Un nouveau show peut commencer !

Cela débute avec Are You Ready For Love, suivi de Crocodile Rock sur lequel Elton fait son show habituel en parcourant la scène pour invectiver la foule !

Les mains et les pieds s’agitent en tous sens. La chaleur de l’après-midi a rejoint la salle à en devenir suffoquant mais qu’importe, quel bonheur d’être là, à deux mètres de l’artiste, lui aussi pleinement heureux. Il regarde tantôt par-dessus ses petites lunettes, grimace, invective la foule !

Il laisse échapper un «Thank you baby» en reconnaissant certains fans (la gentille Marie-Christine et le géantissime Olivier qui a connu son heure de gloire durant l’après-midi en étant interviewé et en chantant devant les caméras de France 3 régional !).

Le concert se poursuit avec I’m Still Standing.

Le feu d’artifice final est lancé avec The Bitch is Back et Saturday Night’s alright For Fighting.

Sur le premier, Elton monte sur son siège, lève le bras, en redescend par un petit saut vers l’arrière devenu maintenant célèbre. Très bonne interprétation qui fait danser le public !

Saturday Night’s Alright est dantesque ! Davey se permet une fantaisie qui aurait pu lui coûter cher si sa flamboyante chevelure s’était coincée dans le ventilateur placé dans le dos d’Elton !


Visiblement, il ne fait pas chaud que dans la salle !

A la fin de ce titre, Elton quitte la scène et malheureusement, cela nous fait comprendre que les bonnes choses ont une fin et que celle-ci est proche !

Il revient deux minutes plus tard mais, ô surprise, sans son petit survêtement boudinant ( bien que je l’ai trouvé plus affiné ! ) ; toujours dans sa tenue de scène.

Il traverse la scène et dans son retour, il signe de nombreux autographes. J’ai le bonheur de lui en arracher un ! Je suis heureux !

Il se réinstalle au piano pour interpréter Don’t Let The Sun Go Down On Me. La voix commence un peu à faiblir par instant mais comment peut-il en être autrement après tant d’intensité ?

Après avoir remercié Grenoble pour son soutien et le public d’une manière générale, pour l’amour qu’il lui donne depuis tant d’années, il se lance une dernière fois dans une interprétation toute nouvelle et très émouvante de Your Song. La seconde partie est de toute beauté. Elton monte et redescend sa voix. C’est magnifique ! Pouvait-on rêver mieux pour conclure la fête ?

Elton remercie une dernière fois puis, regagne les loges rapidement. Là, c’est vraiment fini ! Les lumières tardant à se rallumer poursuivent l’illusion mais nous savons bien qu’après Your Song, c’est bel et bien fini !

Elton est reparti ; parti redonner du bonheur ailleurs, à un autre public qu’il enflammera à son tour.

Je ne sais pas si la couleur dominante de la salle l’a influencée ou si, tout simplement le bon air des Alpes l’a régénéré mais il a certainement donné un de ses concerts les plus inspirés de ces dernières années.

La set list s’est réduite pour ne pas dépasser les 2 h 15 ( du fait de son âge, il ne peut certainement plus assurer, régulièrement, davantage ) mais quand elle a cette qualité d’improvisation et cette densité, on oublie presque qu’elle soit toujours la même !

Malheureusement, il faut revenir sur terre et l’amertume ( ou l’angoisse ) nous guette. En effet, contrairement aux fois précédentes, nous ne sommes pas assurés de le revoir de sitôt en France, ni même de le revoir dans un pessimisme extrême que je n’ose imaginer !

Si on en croit ses dires, il faudra certainement attendre 2009 pour une ultime tournée mondiale avant une retraite amplement méritée.

Un monde musical sans Elton, difficilement concevable !

Le passé nous a appris qu’il fallait prendre ses déclarations avec réserve mais là, il semble que ce soit une décision mûrement réfléchie.

Allez, soyons optimistes ! Elton, quelle que soit ta décision, respectons-là. Après tout ce que tu nous as donné depuis bientôt quatre décennies et encore ce soir, on ne peut que te remercier pour tant de générosité et de bonheur apportés !

Merci encore pour cette magnifique soirée que tu nous as offerte et qui restera, sans nul doute, gravé à jamais dans la mémoire de tous ceux présents ce soir !

Le site personnel de Christophe: http://www.christopheletellierphotos.com

Photos: Lolo http://perso.orange.fr/coldaschristmas/

Merci Sir Elton, Davey, John, Bob, Nigel et Guy – Vous avez tous été parfaits ce soir.

Les articles sur des concerts précédents:

- le concert de Zurich (2005)
- le concert de Bercy (2005)
- le concert de La Bastille (2005)
- le concert de Wembley (2004)
- le concert de Bayonne (2004)
- le concert de Bercy (2003)
- un reportage sur les concerts de Zurich, l'Olympia & Bercy
- le concert de Zurich (2003)
- le concert de l'Olympia (2003)
- le concert de Nîmes (2003)
- le concert de Taormina (2003)
- le concert du Lido (Paris)  (2003)
- un reportage sur la tournée "SFTWC Tour 2002"
- le concert de Montréal (2001)
- le concert de Berlin (2001)
- le concert de Charlotte (2001)
- le concert de Bercy (2001)
- le concert de l'Olympia (2000)
- le concert de Zurich (2000)
- le concert de Stuttgart (2000)

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