Les Concerts
"Songs From The West Coast Tour"
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Verona - Pesaro -
Paris - Munich -
Zurich - Divonne Divonne les Bains, FRANCE – Vendredi 12 juillet 2002
Par Patrick Andrey Le dernier concert de la tournée européenne d'Elton a eu lieu à Divonne, à quelques centaines de mètres de la frontière Suisse. Elton a donné un concert solide, bien qu'amputé de quelques titres (Original Sin, Tiny Dancer, Don't Let The Sun ou Candle In The Wind) par rapports aux précédents. La première surprise fut (pour les retardataires) le début du spectacle avancé à 21 heures pile, alors qu'il était prévu pour 21h30, officiellement pour éviter l'orage menaçant d'éclater en fin de soirée. Et effectivement, le timing fut parfait: à peine les premières notes de "Your Song" résonnèrent dans l'hippodrome que les premières gouttes de pluie se mirent à tomber. Elles allaient se transformer en une véritable tempête qui transforma la sortie des 12'000 spectateurs en un vrai chaos (il me fallut bien 30 minutes pour sortir... du parking !!!).
Cette mauvaise fin ne doit toutefois pas éclipser la belle soirée qu'Elton nous a fait passer, comme d'habitude. Il semblait d'ailleurs bien s'amuser, n'hésitant pas à l'occasion à taper avec le couvercle de son piano pour marquer le rythme, ce qui semble être un nouveau gimmick de l'artiste depuis le début de la tournée actuelle. Elton ne manqua pas de remercier toute son équipe technique avant "Your Song" pour leur bon travail durant cette tournée et il leur souhaita de bonnes vacances. Le seul bémol de la soirée fut un public pas trop enthousiaste, spécialement dans les gradins (çela fait peine à voir, alors qu'Elton nous gratifie d'un "I'm Still Standing" d'anthologie, tout ce monde sagement assis comme à l'opéra). Heureusement que les fans qui ont patienté toute l'après-midi devant les grilles ont compensé ce calme relatif et que le devant de la scène à su crier son amour à son idole. Les fans Je profite de cet article pour dire le plaisir que j'ai eu à rencontrer, certains pour la première fois, les fans en or que sont (dans le désordre): La mailing list
eltonjohn-fr: Les régionaux de
l'étape: Et bien sûr sans
oublier: Bonnes vacances Elton !!! La Set-List Funeral For A Friend/Love
Lies Bleeding *** “L'apothéose du génie” Par Sacha Wicki Pour sa dernière date européenne de l’été, Elton John nous a gratifié d’un concert mémorable, devant plus de 12'000 personnes en ce très bel hippodrome de Divonne, près de la frontière suisse. Il
est 18h quand nous arrivons, Daniel, Tim et moi, sur le parking de
l’hippodrome de Divonne. Déjà, un petit groupuscule de fans était devant
les grilles et nous les rejoignons. Je tiens donc à saluer mes
indéfectibles amis Olivier, Sébastien, Giorgio, sa charmante sœur Elisa,
Renato et Patrick. Nous n’avons pas dû attendre des heures puisque vers
19h15, nous pûmes entrer et nous précipiter devant la scène… non sans
avoir montré nos billets deux fois et que les vigiles aient contrôlés nos
sacs.
Nous voyons quelques techniciens
s’affairer sur la scène (pendant un court instant, je pris
peur en voyant l’un d’entre eux passer beaucoup de temps
sous le piano vérifiant des câbles… tiens, me suis-je dit,
le piano nous jouerait-il des tours ?). Puis, alors que nos
billets indiquaient bien 21h30… les musiciens d’Elton
entrent sur la scène à 21h00 ! Et l’intro de Funeral for
a Friend / Love Lies Bleeding démarre. Je n’ai jamais
entendu qu’Elton démarrait un concert avec une demi-heure
d’avance… ce qui surprit un grand nombre de spectateurs non
encore installés sur les gradins (dont certains prix
avoisinaient les 110 €).
Take Me to the Pilot fut le petit
bémol de la soirée car j’ai trouvé personnellement que
l’intro musicale manquait d’inventivité… et était bien plus
courte que d’habitude. Mais par contre, la puissance du
titre principal me fit rapidement oublier ce petit détail.
Nigel Olsson à la batterie et Davey Johnstone aux multiples
guitares furent les maîtres de ce morceau comme toujours.
Sacrifice en solo, puis Sorry Seems to be the Hardest
Word avec la dernière note haute finale qui ne fut pas
atteinte par Elton… il du redescendre de quelques notes. Eh
oui, au rythme effréné de ses tournées, la voix fait quelque
fois des surprises désagréables. Mais qu’à cela ne tienne,
cette chanson remplira toutes ses attentes comme toujours,
notamment avec les belles voix de John Mahon et Bob Birch.
Oh My Sweet Carolina du prometteur Ryan Adams, fut
magnifiée. Mon attention s’était dirigée vers l’écran géant
de droite… qui flottait au vent ! Il avait apparemment été
mal fixé… American Triangle et Have Mercy on the
Criminal couplées donnent toujours l’impact voulu !
Faites-nous partager votre avis sur le concert Vous êtes allé voir ce concert ? N'hésitez pas à me faire votre petit résumé par e-mail, je le publierais ci-dessous. Vous avez des photos du concert ? Faites-les moi parvenir par e-mail, elle illustreront cette page. Merci de votre collaboration.
ZÜRICH, SUISSE – Samedi 29 juin 2002 “Electrique ! Magique !” Par Sacha Wicki Le Hallenstadion de Zurich afficha “sold out” en ce samedi, pour un concert du genre qu’on aime: puissant, varié, inventif et joyeux ! Une belle journée que ce samedi 29 juin, qui nous a permis d’attendre avec bonheur à l’extérieur du Hallenstadion de Zurich pendant quelques heures, avec d’autres fans. Je tiens ici à saluer diverses personnes: Daniel (dont un article sur le concert de Stuttgart du 22 juin dernier sera bientôt publié), Olivier, Sébastien, Graziano, Patrick et Frédéric, Maxime et son ami, pour avoir partagé avec moi et avec les 15'000 personnes présentes un excellent concert. Les portes se sont ouvertes vers 18h, et nous avons donc filé devant la scène ! J’avais réellement de la chance car être accoudé à la barrière de sécurité devant le piano d’Elton, c’était vraiment une place de rêve ! Vraiment aux premières loges ! Vers 20h05, après l’entrée des musiciens et le début de Funeral for a Friend, Elton fit son apparition sur scène, habillé magnifiquement d’un costume beige clair très légèrement rayé, avec T-shirt noir et chaussures noires… avec talons et bouts roses ! Rien à dire sur le premier morceau, toujours aussi puissant ! Bennie and the Jets fut l’un des moments uniques de la soirée, avec un délire pianistique bien plus long qu’à l’accoutumée, et une réponse du public exceptionnelle ! Daniel et Someone Saved My life Tonight brillants, puis Ballad of the Boy in the Red Shoes qui me fait de plus en plus penser que cela devrait être le prochain single. En tous les cas, en “live”, ce titre passe très bien ! Philadelphia Freedom et Wasteland musclés, et un Rocket Man, m’a-t-il semblé, légèrement plus court que les précédents concerts, mais par contre un peu plus rythmé. Oh, j’avais oublié de mentionner que les fameux moniteurs de son furent changés… décidément c’est une habitude… trois fois en tout ! I Guess That’s Why They Call it the Blues, morceau entendu et réentendu, mais auquel Elton ajoute toujours un petit plus ou une variation vocale ! Donc finalement… il passe toujours ! I Want Love brillant, et petit “couac” au début de This Train Don’t Stop There Anymore : une petite fausse note au piano à l’intro du titre… qui fera grimacer Elton et les spectateurs ! Take me To The Pilot fut gigantesque de fureur, avec un Nigel Olsson au zénith total de son talent (je sais, je me répète mais vraiment là, il est à signaler que son retour est vraiment remarqué !). En solo, nous eûmes droit à Sacrifice, sans commentaires, puis Sorry Seems to be the Hardest Word dont la note haute finale fut assez difficile à atteindre ! Oh My Sweet Carolina toujours aussi belle, et le duo si détonnant American Triangle / Have Mercy on the Criminal. La présentation du groupe et, directement sans annonce préalable, Holiday Inn que j’aime toujours autant. Là, Elton indique que le titre qu’il vient de jouer est extrait de l’album Madman Across The Water, que le titre suivant (Tiny Dancer) aussi, et qu’il apparut dans le film Almost Famous, ainsi que dans le nouveau film de PeeDee DeeDee… encore un fou-rire des musiciens et d’Elton surtout ! Tiny Dancer donc, qui gagne en puissance de concert en concert, est suivi d’Original Sin, qui commence à me plaire en live… comme quoi ! I’m Still Standing, comme d’habitude excellent, et Crocodile Rock, ultra-puissant avec des délires vocaux d’Elton (il répétera plusieurs mots, jouera sur diverses notes musicales etc…) Pinball Wizard, toujours avec cette intro techno si particulière mais si entraînante, sera précédé d’un vibrant hommage au bassiste des Who, décédé deux jours auparavant. Elton salue son inventivité sur scène et sa gentillesse, avant de lui dédier Don’t Let The Sun Go Down On Me. Your Song, pour clôturer la soirée, avait des airs vocaux du nouveau single qui sort bientôt, le duo avec Alessandro Safina, que je vous conseille d’ailleurs d’acquérir. La chanson est très belle. Ce concert, pour moi, est le meilleur des quatre déjà vus auparavant. Autant du côté qualité musicale, qualité vocale, humeur d’Elton et des musiciens, interactivité avec le public… bref, tout ! Merci Elton, pour cette belle soirée ! A noter que le lendemain, dimanche 30 juin, Elton remet ça au même endroit. J’espère avoir quelques réactions de mon ami Daniel, prochainement sur ces pages. *** MUNICH, ALLEMAGNE – Dimanche 23 juin 2002 "La technique n’a pas eu raison de la qualité !" Par Sacha Wicki Devant un public enthousiaste, dans le magnifique Olympiahalle de Munich, Elton John a bravé les soucis techniques pour nous offrir un excellent concert. Récit. Il est 17h30 en cet étouffant dimanche 23 juin 2002, où mes parents et moi-même allons d’un pas décidé depuis l’arrêt de métro jusqu’au village olympique de Munich. J’avais décidé d’offrir à ma maman et à mon papa ce concert, à l’occasion de l’anniversaire de ma maman ce même jour. La chose primordiale pour nous à ce moment-là était de boire quelque chose de bien frais ! Se balader par des 35° à l’ombre… c’est assez difficile, vous me direz ! Vers 18h, nous entrons dans l’Olympiahalle, immense complexe qui propose de nombreux petits stands de snacks, de boissons et bien sûr le fameux stand commercial avec T-shirts, casquettes, tasses etc… Pour cette tournée, je dois dire que les objets et vêtements ne sont pas très originaux… à part bien sûr le sublime programme dont un scan vous sera bientôt proposé d’ailleurs ! Nous nous installons, au septième rang, mais largement sur la droite, ce qui nous donne une vue imprenable sur… la console son de Clive Franks et John Mahon ! Mais le grand écran positionné proche de nous sera d’une grande utilité ! Les billets étaient vendus par Hercules et d’ailleurs Stephan Heimbecher, le président de Hercules, était deux rangs en devant. Je tiens ici à saluer Renato avec qui également j’ai passé ce concert. Il est de Suisse, comme moi ! A 19h10, les musiciens entrent, puis retentit l’intro de Funeral for a Friend avec déjà un petit « bug » au niveau du son… comme si un technicien avait oublié de brancher un câble dans les cinq premières secondes… Elton entre, habillé d’un ensemble bleu turquoise, avec la muse Versace en brillants au dos, et des chaussures noires… bref, le même costume qu’à Bercy le mois passé… Dès les premières notes de piano, Elton semblait dérangé par son box de retour-son sur sa gauche, qui apparemment ne fonctionnait pas bien. Les techniciens vinrent le remplacer pendant l’intro musicale, puis une seconde fois avant la fin de Love Lies Bleeding. J’ai eu très peur que nous ayons droit à une colère ! Ce ne fut pas le cas, à part de nombreuses grimaces et des hochements de tête tout aussi nombreux ! Bennie and the Jets, toujours aussi excellent, puis Daniel et Someone Saved My Life Tonight, avant lequel Elton s’excusa des petits problèmes techniques, espérant que cela ne nous gênait pas. En réalité, nous ne ressentions pas d’effets négatifs dans la salle. Ballad of the Boy in the Red Shoes fut annoncé à nouveau avec les critiques violentes envers Ronald Reagan et sa présidence des Etats-Unis (voir mes articles précédents), puis Philadelphia Freedom, toujours aussi entraînant ! Wasteland fut très bien accueilli, et nous eûmes droit à un épatant jeu de piano d’Elton. Rocket Man fut féerique comme toujours, mais faillit être la catastrophe du soir car… à nouveau, le moniteur de gauche fut changé, et celui de droite aussi ! Version assez inédite de I Guess That’s Why They Call it the Blues avec des variations vocales intéressantes, ce qui me console car c’est un titre qui, à mon avis, a été joué trop souvent dans de trop nombreuses tournées. I Want Love et This Train Don’t Stop There Anymore n’apportent pas de commentaires spéciaux, ce qui n’est pas le cas de Take Me to the Pilot. Une intro qui faisait penser à une ouverture de musique classique, accompagnée de petits à-coups de rock et de blues… le Dieu de l’improvisation pianistique était vraiment avec lui. Et le morceau fut puissant comme jamais. Probablement la meilleure version que j’aie entendue depuis mon premier concert à Verona. Place maintenant au piano solo avec le titre préféré de mon papa, Sacrifice, qui obtint un accueil plus que chaleureux de la part du public. Sorry Seems to be the Hardest Word avec les voix des musiciens, sublime ! Là, j’attendais avec impatience Oh My Sweet Carolina pour la faire découvrir à mes parents, et Elton nous fit Candle in the Wind. Bien sûr ce titre est très beau, mais là aussi pour moi, c’est un morceau à remplacer dans la setlist. Et apparemment, il ne le fait qu’occasionnellement. American Triangle couplé avec Have Mercy on the Criminal toujours excellent et ensuite la présentation du groupe… qui débuta par un petit temps car les techniciens devaient à nouveau (!) changer le moniteur de gauche. Elton dira d’ailleurs : “Désolé pour les problèmes techniques, ça doit bien être le 40ème depuis le début de la soirée !”, et un vrai bonheur ensuite avec Holiday Inn qui passe décidément très bien dans cette setlist ! Voilà qu’Elton annonça le titre suivant en indiquant que c’était le troisième extrait du nouvel album… Original Sin. Mais voilà, normalement, c’était Tiny Dancer qui devait être joué, et même le groupe ne savait pas ce petit changement. Davey Johnstone fut désemparé car il devait prendre une autre guitare. Il dira à Elton : “Je n’ai pas de guitare”. Et Elton, de répondre : “Tu n’as pas de guitare ? Ce gars à près de 700 guitares dans le coin de la scène, et il dit qu’il n’a pas de guitare ! C’est parce que j’ai changé la setlist !” Petit farceur, Elton ! Là, les fans savaient que c’était le moment de se préparer pour courir devant la scène au début de I’m Still Standing, qui fut un des moments forts de ce concert, tant il était vibrant et décoiffant ! Crocodile Rock, magistral, durant lequel Elton perdra même le fil des paroles, car il fut pris d’un fou rire voyant un membre de Hercules avec une marionnette de crocodile à la main, chantant la chanson en même temps que lui ! Pinball Wizard, à ma grande surprise, ne fut pas précédée du jeu de scène amusant que faisait Elton lors des trois précédents concerts que j’avais vus… Mais il entra sur scène en même temps que le début des Ah…Ah… mais la puissance fut là ! Don’t Let The Sun Go Down On Me entraîna de nombreux spectateurs dans le chant et le bonheur ! J’ai rarement vu une scène avec tant de briquets allumés ! Puis Elton sortit et revint habillé d’un survêtement bleu foncé et blanc pour nous remercier “beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup” d’avoir été là et de l’avoir accompagné. C’est vrai que ce fut une soirée mémorable, tant par les changements incessants de moniteurs son (en tout, huit changements !) que par la qualité musicale et vocale du concert. Your Song clôturera la prestation. *** PARIS, FRANCE – Mardi 28 mai 2002 “Très bonne performance pour un public un peu moins réceptif” Par Sacha Wicki Dans un Bercy archi-complet – au bout d’une demi-heure – Elton a brillé par ses variations musicales et le groupe a donné toute la valeur de son talent. Seul bémol : le public peu réceptif… Nous attendions beaucoup de ce troisième concert, mes amis et moi. Il est vrai que nous avons été véritablement comblés par la prestation de Pesaro deux jours auparavant, mais rien ne pouvait nous laisser présager un concert plus médiocre pourtant. Après tout, Elton nous avait surpris bien souvent… 19h45, nous voici dans le Palais Omnisports de Paris Bercy. Nous avons eu les places par le site eltonjohn.com et franchement, je dois dire que nous n’avons pas été gâtés du tout ! En tout, six places furent prises (trois fois deux) et nous n’avons pas été placés ensemble ! Première déconvenue qui, il faut dire, nous a un peu refroidi. Après avoir acheté le programme (magnifique, soit dit en passant) je me suis assis au 15ème rang, au milieu, en attendant le début du concert. Mes amis, eux, étaient placés au 7ème et 14ème rang… voyez un peu l’éparpillement… 20h40, après l’entrée du band, Funeral for a Friend / Love Lies Bleeding démarre. Elton John arrive tout de bleu vêtu, avec la muse Versace en diamant au dos, chaussures noires avec le bout bleu clair, assorti au costume ! Disons-le, c’est l’une de ses plus belles tenues. Très puissant comme à l’accoutumée, le titre accueillera de très nombreux applaudissements. S’en suivra une présentation en français, avec pour démarrer Bennie and the Jets, la phrase “je crois que vous connaissez cette chanson” et la fameuse note de piano du début du titre ! Daniel suivra, avec un très beau jeu de la part de Davey Johnstone à la guitare. Encore une fois, je dois souligner l’excellente prestation des musiciens. Pendant toutes ces chansons, et en tout pendant quarante minutes après le début du concert, les gens ne cessaient d’arriver, pour preuve le balai incessant des lampes torches. C’est vous dire qu’il n’y a rien de plus agaçant… Someone Saved My Life Tonight fut excellent comme à son habitude, et pour présenter Ballad of the Boy in the Red Shoes, en plus des paroles concernant les ères Regan et Bush, il ajoutera que ces gens doivent vraiment avoir beaucoup sur leur conscience. De nombreux applaudissements et des huées à propos de ces deux ex-présidents furent entendus du public… enfin, devrais-je dire, des fans en grande partie. Un petit oubli de la part d’Elton durant la fin du morceau qui a surpris un peu ses musiciens, mais rien de bien grave : la partie finale “Put them in a box somewhere…” fut un peu rallongée… Nous allions assister à une pure merveille de beauté, les magnifiques inventions pianistiques du maître sur Rocket Man, plus sublime que jamais, et d’une durée exceptionnelle de près de douze minutes ! A tel point que je me suis demandé si nous n’allions pas avoir un titre en moins ;-) I Guess That’s Why They Call it the Blues, très entraînant, I Want Love et This Train Don’t Stop There Anymore (ce dernier démarrant sur un petit riff de guitare non voulu de la part de Bob Birch) furent les titres durant lesquels les derniers retardataires (entre nous, impardonnables) s’installèrent. Un petit mot sur Take Me to the Pilot qui jouira d’une introduction au piano qui nous ravira vraiment. Une rapidité de jeu, et un enchaînement parfait sur le début du morceau original. Puissant aussi, le jeu des musiciens, sur ce titre. Puis, la partie solo, avec Sacrifice qui jouira d’un accueil tonitruant du public… à croire que les Parisiens ne connaissent d’Elton que ce morceau (il est vrai que le succès populaire de cette belle balade est hors du commun). Sorry Seems To Be the Hardest Word au début duquel des huées jaillirent des gradins… en fait, c’est tout simplement l’écran géant de droite qui avait rendu l’âme ! Oh My Sweet Carolina, de Ryan Adams, est merveilleux comme lors des deux derniers concerts, et American Triangle toujours très bien joué avec la dernière note annonçant et démarrant Have Mercy on the Criminal, que j’ai trouvé plus puissant que lors des deux précédentes prestations. Holiday Inn, appréciée des fans bien sûr, et ensuite, intro du groupe en français s’il vous plaît ! Tiny Dancer, suivi du bel Original Sin. Là, un de mes amis et moi, qui étions assis au même rang, avons décidé de nous faufiler gentiment jusqu’au devant de la scène, sachant que nous allions avoir droit à I’m Still Standing… mais les gardes nous ont repoussé et nous ont demander de regagner nos sièges. Pas suffisamment rapidement car Original Sin étant terminé, de nombreux fans ont rejoint la scène rapidement… et nous avec ! Là, I’m Still Standing a tenu toutes ses promesses, nous faisant vraiment bouger en bonheur ! Crocodile Rock a aussi donné toute l’ampleur de sa puissance ! Puis, le moment tant attendu par nous, car depuis Pesaro, nous voulions savoir si nous n’avions pas rêvé… Pinball Wizard a bien été le titre suivant ! Encore plus dynamique et déchaîné que lors du concert italien… nous ne pouvions y croire !!! Don’t Let The Sun Go Down On Me, et enfin Your Song, après qu’Elton nous ait salué en remerciant le public chaleureux de ce soir… peut-être est-ce la formule habituelle parce que franchement, si les fans, n’avions pas été là… cela aurait plutôt ressemblé à un récital de musique classique. Même le concert solo de l’an dernier m'a paru plus vivant… c’est pour vous dire ! Faites-nous partager votre avis sur le concert Vous êtes allé voir ce concert ? N'hésitez pas à me faire votre petit résumé par e-mail, je le publierais ci-dessous. Vous avez des photos du concert ? Faites-les moi parvenir par e-mail, elle illustreront cette page. Merci de votre collaboration.
*** PESARO, ITALIE – Dimanche 26 mai 2002 “Epoustouflant de puissance !” Par Sacha Wicki Dans le BPA Palasport de Pesaro, nous avons vécu, mes amis et moi, un concert d’une rare qualité. Récit d’une attente bien récompensée et d’un public déchaîné comme jamais ! Nous sommes arrivés bien assez tôt, mes amis et moi, devant l’immense BPA Palasport de Pesaro, sur la côte Adriatique. La chaleur ne nous avait pas fait renoncer à être parmi les premiers à attendre devant les grilles du complexe. Après une rapide visite des lieux (le bâtiment se trouve excentré par rapport à la commune), nous avons vite compris que sans se désaltérer, nous allions souffrir. Heureusement, un petit camion de ravitaillement nous attendait un peu à l’extérieur ! Nous avons pu tenir jusqu’à 19h30, heure d’ouverture des portes. Car en effet, les places n’étaient pas numérotées, et il fallait vraiment être les mieux placés possible. Quelques bousculades, et nous furent enfin devant la scène. Pas de places assises pour nous, et nous furent très heureux ! 21h, l’exactitude même ! Au son de Funeral for a Friend / Love Lies Bleeding apparaît un Elton John tout de noir vêtu, avec de nombreux brillants parsemant son costume, chaussures assorties et lunettes sombres. Dès le début, nous avons ressenti, mes amis et moi, une puissance supérieure à la veille à Vérone. Ce fut confirmé avec un Bennie and the Jets excellent, un Daniel doucereux à souhait et un Someone Saved My Life Tonight magistral. A noter pour ce concert la performance très remarquée de Nigel Olsson à la batterie, qui nous a offert toute la palette de ses talents. Davey Johnstone était lui aussi en très grande forme. Ballad of the Boy in the Red Shoes, toujours précédé de la même introduction concernant les époques Reagan et Bush, puis le rock reprit ses droits avec Philadelphia Freedom et Wasteland, assortit d’un délire pianistique dont seul le Maître en a le secret. Rocket Man fut d’une grande beauté, et c’est de cette manière que nous pouvons nous rendre compte, nous qui l’avons suivi trois concerts de suite, que jamais il ne fera les mêmes impros ! I Guess That’s Why They Call It The Blues m’a paru un cran au-dessus de Vérone par l’accentuation du côté bluesy du titre. Toujours avec des musiciens on ne peut plus performants et heureux ! Cela se voyait et se ressentait. Elton avait quasiment toujours le sourire, nous lui rendions chacun de ses clins d’œil… bref, que demander de mieux. I Want Love et This Train Don’t Stop There Anymore qui malgré leur jeune âge dans la carrière d’Elton, passent très bien en concert, et s’en suivra un Take Me To The Pilot endiablé, nous offrant de nombreux délires vocaux de la part d’Elton ! Un peu de solo avec Sacrifice, Sorry Seems to Be The Hardest Word, Oh My Sweet Carolina de Ryan Adams (plus je l’écoute, plus je l’aime !) et American Triangle, dont la dernière note fut le démarrage de Have Mercy On The Criminal qui fut là encore supérieur à Vérone dans la puissance. Holiday Inn, puis présentation du groupe et Tiny Dancer sans aucune introduction. Original Sin fut peut-être mon bémol de la soirée, car la boîte à rythme que nous entendons au début du titre a eu de la peine à démarrer, ce qui a donné un sentiment d’incomplet qui ne m’a pas trop plu. Mais une voix magnifique (comme sur le titre solo) et là encore des musiciens au mieux de leur forme ! I’m Still Standing fut enchaîné quasiment au titre précédent avec peut-être deux secondes seulement de vide ! Oh mon Dieu ! Indescriptible ! Et ce n’était rien comparé au Crocodile Rock repris en chœur par le public en délire, et Elton qui variait sa voix à chaque occasion qui se présentait ! Après une première sortie de scène, un son techno se fit entendre, ma fois très rythmé et nous annonçant le retour de l’artiste… De nombreuses personnes se sont regardées, l’air de se dire “Mais qu’est-ce que c’est que ça ?”. Elton arriva, faisant mine de démarrer une voiture, nous lançant de nombreux regards et dès que les chœurs entonnèrent “Ah….ah…”, nous surent que nous aurions droit au grand retour de… Pinball Wizard. Et c’était parti ! Piano déchaîné, voix puissante, instruments au sommet de leur art… Un rock comme j’en ai peu entendu auparavant ! Le point culminant de cette soirée qui fut déjà exceptionnelle ! Pour tout vous dire, j’en ai même pleuré de joie à la fin du morceau, me disant “Ce n’est pas possible ! Cet artiste de maintenant 55 ans que l’on dit assagi, qui nous a fait rêver sur de belles balades, est encore capable sur scène de mettre le feu à ce point…”. Il est vrai que beaucoup de fans furent surpris que Saturday Night’s Alright For Fighting et The Bitch is Back aient disparu de la setlist… mais là, je suis vraiment resté sans voix… au propre comme au figuré… vu que je n’avais pas cessé de chanter toutes les chansons depuis le début !!! Don’t Let The Sun Go Down On Me fut aussi une bonne surprise. Un titre sur lequel Elton n’a pas généralement l’habitude d’improviser au piano… que nenni ! Là aussi, ce fut un vrai bonheur de l’entendre donner un petit côté rythmé à ce morceau si beau. Une dernière sortie, et enfin le retour, habillé d’un survêtement bleu laissant un peu trop apparaître son “petit bidon” mais est-ce vraiment important quand on a eu un tel concert ! Your Song nous fut dédié, et avec ces mots “Rarement je n’ai eu un tel public, grazie Pesaro”. Je dis maintenant à ceux qui sont encore réticents à venir assister à un concert de la tournée d’Elton John… N’HÉSITEZ PLUS ! Vraiment, venez de bon cœur et vous n’en sortirez pas indemnes ! Merci à mes amis avec lesquels j’ai vibré si intensément à ce concert (et au précédent d’ailleurs) : Giorgio, sa sœur Elisa, sa maman Ornella, Ivan, Graziano, Andrea, Veronica, Olivier et Sébastien… encore merci ! *** “La pluie n’a pas gagné !” Par Sacha Wicki Devant plus de 25'000 personnes venues braver le mauvais temps, Elton a vraiment donné le meilleur de lui-même malgré les conditions… Respect à un artiste qui n’a à aucun moment renoncé, nous offrant de petits trésors ! Les Arènes de Vérone, un lieu mythique pour Elton John qui y a donné en avril 1989 un concert exceptionnel qui sera exploité en vidéo, et en CD bootleg ! Nous nous attendions à un véritable feu d’artifice musical et vocal et nous y avons eu droit ! Vers 19h30, nous avons pénétré dans l’enceinte de ce lieu magique… et la pluie s’est mise de la partie ! Une averse qui nous a laissé présager le plus mauvais pour ce concert, mais voilà qu’à 20h45, un petit quart d’heure avant le commencement, tout s’est arrêté, pour notre plaisir. Nous avions eu vraiment très peur. Les agents de sécurité nous avaient distribué des capelines en plastique pour nous protéger aux cas où ! Il est exactement 21h quand nous entendons les premières mesures de Funeral for a Friend / Love Lies Bleeding sous les délires d’un public venu en grand nombre. Elton arrive, habillé d’un costume marbré sombre et des lunettes aux verres mauves. Les premières notes de piano nous firent des frissons partout dans le corps… ça y est, c’est parti ! Quel bonheur de revoir le maître avec son band, formé de Guy Babylon aux claviers, Bob Birch à la guitare, John Mahon à la basse, Davey Johnstone aux guitares électriques, acoustiques, à la mandoline, et le retour du grand Nigel Olsson à la batterie. La première sensation que nous avons eu est la puissance du groupe ! Impressionnant ! Nous n’eurent pas le temps de souffler, après les salutations d’usage de la part d’Elton… voici qu’arrive Bennie and the Jets. Aucune remarque, sauf que son jeu de piano est toujours aussi magnifique et varié ! Là, nous arrivons à la première balade et c’est Daniel, qui n’a jamais été inséré dans une setlist aussi tôt. Someone Saved My Life Tonight suivra, toujours aussi apprécié, et puis vint le premier des six morceaux (un record !) du nouvel album “Songs from the West Coast”, Ballad of the Boy in the Red Shoes. Elton l’annonce en racontant l’histoire d’un jeune danseur malade du sida et disant que le gouvernement Reagan n’avait rien fait pour lutter contre cette maladie, et George Bush, après lui, n’a rien fait non plus. Un grand tube ensuite, qui a fait vibrer tout le site, Philadelphia Freedom. Là aussi, une puissance de jeu impressionnante ! Second titre du nouvel album, qui deviendra très vite un incontournable en live, Wasteland. Bonheur du public qui a vraiment droit depuis le début du concert à une avalanche de rythme et de bonne musique ! Rocket Man suit, avec ce que nous attendons tous : un solo de piano magistral. Et nous fûmes largement comblés ! Le “I’m a ro-ro-rocket…” de la fin fut toujours aussi excellent ! Un must de ce concert, parmi d’autres. I Guess That’s Why They Call It The Blues, dont il est bon d’entendre une version avec band après tous ces concerts solo…mais durant ce titre, la pluie s’est remise à tomber légèrement. Puis, les 1er et 2ème single du nouvel album, I Want Love et This Train Don’t Stop There Anymore, qui donnent ma fois très bien en live ! La pluie redoubla de force durant Take Me To The Pilot, à noter l’excellente intro au piano et le délire intégral de la fin ! Après quelques dizaines de secondes de flottement, les instruments furent couverts, ainsi que le piano car bien que la scène étant couverte au-dessus, il n’empêche que le fort vent n’aidait pas. C’est ainsi qu’Elton, un peu mouillé, décida de nous jouer quelques morceaux solo. Nous commencions avec Candle In The Wind qu’il dédiera à David LaChapelle, réalisateur de l’un de ses derniers clips. A noter que la presse italienne, le lendemain, dira que ce fut un hommage suite au décès de ce dernier… Etrange ! Nous eurent droit ensuite à une dédicace de Sacrifice aux gens qui ont construit la scène… serait-ce une pointe d’ironie et d’agacement de la part d’Elton ? Quoiqu’il en soit, c’est bien ainsi qu’elle a été perçue. Sorry Seems to Be The Hardest Word, toujours aussi belle en solo, avec les voix de Bob Birch et John Mahon, revenus sur scène. Puis, le morceau de Ryan Adams qu’Elton a repris depuis quelques mois, Oh My Sweet Carolina. Cela a déjà été dit sur d’autres sites, mais je le pense aussi : on a vraiment l’impression que la chanson fut écrite par Elton lui-même ! Elle est tout simplement merveilleuse. D’ailleurs, si vous prêtez bien l’oreille, les premiers couplets ont un faux-air de ressemblance avec Look Ma No Hands du dernier album… Non ? Durant American Triangle, les trois autres membres du groupe s’installèrent derrière leurs instruments et nous eurent droit à une belle fin de titre (nous pensions réellement que nous aurions droit jusqu’à la fin de la soirée à un concert solo !). L’enchaînement fut de grand talent car la dernière note basse du titre fut prolongée pour démarrer sur Have Mercy On The Criminal qui réchauffa les Arènes avec cette pluie qui ne cessait pas de tomber. Un titre puissant et vraiment excellent qui n’a pas été jouée de puis fort longtemps sur scène ! Un autre titre assez rare qu’Elton joue depuis le début de la tournée, Holiday Inn, suivra, après une petite présentation. La présentation rituelle du groupe, suivi d’une petite explication concernant Tiny Dancer… légèrement erronée car il dira que le titre vient de l’album Goodbye… non ! Madman Across The Water. De justesse, il s’est repris. Il dédiera cette chanson à un certain Dario ainsi qu’à une Michelle de Venise. Original Sin, qui pour moi a de la peine à s’installer en live… Peut-être est-ce à cause de ce petit rythme du début qui ne me plaisait déjà pas trop en studio, bref ! Le feu était donné avec I’m Still Standing ! Quel délire et quel accueil ! Les premiers rangs furent totalement déchaînés… et je rappelle qu’il faut toujours compter avec la pluie incessante qui tentait en vain de nous gâcher la soirée ! Crocodile Rock, puissant à souhait, où Elton se leva, alla vers la droite de la scène, demanda aux gens de refaire une série de la-la-la-la-la… bref, une osmose totale entre l’artiste et l’audience ! Le 1er encore, Don’t Let The Sun Go Down On Me fut très bien accueilli comme à l’accoutumée, et nous terminions ce concert mémorable avec Your Song, sans oublier toutefois qu’Elton nous informa qu’il était très content d’avoir acheté un appartement à Venise, que nous étions vraiment très courageux de tenir avec ce temps de chien (et lui donc !) et qu’il nous remerciait de notre fidélité… On avait vraiment envie de lui crier merci nous aussi ! Chapeau bas à un artiste qui, malgré les conditions climatiques vraiment exécrables, a continuer à nous offrir un spectacle de qualité. Rien à dire ! Le programme de la tournée Par Sacha Wicki Je m’arrête un instant sur le programme de cette tournée parce qu’il mérite bien qu’on en parle. Vraiment, je dois dire que là, ils ont frappé très fort ! Déjà j’avais trouvé le programme de la Solo Tour très bien fait, mais pour celui-ci, les adjectifs me manquent ! Les photos sont très bien choisies et le texte présente en détail le nouvel album avec certains points qui n’avaient pas été indiqués dans les articles promotionnels. A noter une double page sur Bernie Taupin avec une très belle photo de lui, les cheveux blondis, avec son chien, et une évocation de son travail de parolier sur le nouvel album. Pour finir, et surtout même, la couverture : trois colombes volant dans la même direction, sur fond bleu foncé avec l’inscription ELTON JOHN SONGS FROM THE WEST COAST en caractère vert fluorescent.
Vraiment… un petit bijou. A garder précieusement dans votre collection. *** Les articles précédents: - le concert de Montréal
(2001)
par Benoît
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