Les Concerts
"Songs From The West Coast Tour"

Verona - Pesaro - Paris - Munich - Zurich - Divonne

Divonne les Bains, FRANCEVendredi 12 juillet 2002

Par Patrick Andrey

Le dernier concert de la tournée européenne d'Elton a eu lieu à Divonne, à quelques centaines de mètres de la frontière Suisse. Elton a donné un concert solide, bien qu'amputé de quelques titres (Original Sin, Tiny Dancer, Don't Let The Sun ou Candle In The Wind) par rapports aux précédents.

La première surprise fut (pour les retardataires) le début du spectacle avancé à 21 heures pile, alors qu'il était prévu pour 21h30, officiellement pour éviter l'orage menaçant d'éclater en fin de soirée.

Et effectivement, le timing fut parfait: à peine les premières notes de "Your Song" résonnèrent dans l'hippodrome que les premières gouttes de pluie se mirent à tomber. Elles allaient se transformer en une véritable tempête qui transforma la sortie des 12'000 spectateurs en un vrai chaos (il me fallut bien 30 minutes pour sortir... du parking !!!).


                                                                  Photos:
P. Andrey

Cette mauvaise fin ne doit toutefois pas éclipser la belle soirée qu'Elton nous a fait passer, comme d'habitude. Il semblait d'ailleurs bien s'amuser, n'hésitant pas à l'occasion à taper avec le couvercle de son piano pour marquer le rythme, ce qui semble être un nouveau gimmick de l'artiste depuis le début de la tournée actuelle.

Elton ne manqua pas de remercier toute son équipe technique avant "Your Song" pour leur bon travail durant cette tournée et il leur souhaita de bonnes vacances.

Le seul bémol de la soirée fut un public pas trop enthousiaste, spécialement dans les gradins (çela fait peine à voir, alors qu'Elton nous gratifie d'un "I'm Still Standing" d'anthologie, tout ce monde sagement assis comme à l'opéra). Heureusement que les fans qui ont patienté toute l'après-midi devant les grilles ont compensé ce calme relatif et que le devant de la scène à su crier son amour à son idole.

Les fans

Je profite de cet article pour dire le plaisir que j'ai eu à rencontrer, certains pour la première fois, les fans en or que sont (dans le désordre):

La mailing list eltonjohn-fr:
Carole, Alysse, Floriane (et sa maman), Manue, Lio (et sa maman), Lolo, Yohan et les autres (désolé si j'en oublie).

Les régionaux de l'étape:
Antoine, Sacha, Olivier et Daniel (encore une fois désolé si j'en j'oublie).

Et bien sûr sans oublier:
Giorgio ;o)

Bonnes vacances Elton !!!

La Set-List

Funeral For A Friend/Love Lies Bleeding
Bennie And The Jets
Daniel
Someone Saved My Life Tonight
Ballad Of The Boy With The Red Shoes
Philadelphia Freedom
The Wasteland
Rocket Man
I Guess That's Why They Call It The Blues
I Want Love
This Train Don't Stop There Anymore
Take Me To The Pilot
Sacrifice
Sorry Seems To Be The Hardest Word
Oh My Sweet Carolina
American Triangle
Have Mercy On The Criminal
Holiday Inn
I'm Still Standing
Crocodile Rock

Pinball Wizard

Your Song

***

L'apothéose du génie

Par Sacha Wicki

Pour sa dernière date européenne de l’été, Elton John nous a gratifié d’un concert mémorable, devant plus de 12'000 personnes en ce très bel hippodrome de Divonne, près de la frontière suisse.

Il est 18h quand nous arrivons, Daniel, Tim et moi, sur le parking de l’hippodrome de Divonne. Déjà, un petit groupuscule de fans était devant les grilles et nous les rejoignons. Je tiens donc à saluer mes indéfectibles amis Olivier, Sébastien, Giorgio, sa charmante sœur Elisa, Renato et Patrick. Nous n’avons pas dû attendre des heures puisque vers 19h15, nous pûmes entrer et nous précipiter devant la scène… non sans avoir montré nos billets deux fois et que les vigiles aient contrôlés nos sacs.

Sympathiquement, nous discutons et j'en revois certains qui étaient au concert de Zurich quinze jours auparavant… dont une jeune fille américaine, Joyce, à qui j’avais cédé mon billet pour le show du dimanche 30 juin, ne pouvant m’y rendre moi-même. Elle a vu Elton et Billy Joel en mars et voulait absolument visiter quelques coins d’Europe. Donc, comme Elton passait par là, elle s’est dit qu’elle pouvait joindre l’utile à l’agréable !


                                            Photos:
P. Andrey

Nous voyons quelques techniciens s’affairer sur la scène (pendant un court instant, je pris peur en voyant l’un d’entre eux passer beaucoup de temps sous le piano vérifiant des câbles… tiens, me suis-je dit, le piano nous jouerait-il des tours ?). Puis, alors que nos billets indiquaient bien 21h30… les musiciens d’Elton entrent sur la scène à 21h00 ! Et l’intro de Funeral for a Friend / Love Lies Bleeding démarre. Je n’ai jamais entendu qu’Elton démarrait un concert avec une demi-heure d’avance… ce qui surprit un grand nombre de spectateurs non encore installés sur les gradins (dont certains prix avoisinaient les 110 €).

Elton entra, superbement habillé d’un costume rouge vif, orné aux manches de dorures et brillants. T-shirt noir en dessous et chaussures vernies noires… comme ses lunettes, du reste. Le morceau fut d’une très bonne puissance, excellent pour démarrer ce concert qui allait être fantastique !

Bonsoir Divonne !" puis en anglais, “Je suis content qu’il y ait du beau temps… pour une fois” – bien sûr, il fait allusions aux deux concerts en plein air précédents qui furent noyés sous la pluie (Verona et Killarney). Bennie and the Jets sera gratifié d’un jeu de piano époustouflant ! Elton regardera souvent le public, faisant de nombreux sourires et grimaces. Daniel, balade intemporelle, suivi de Someone Saved My Life Tonight. Est-ce parce que le concert est en plein air, mais ce morceau me fit plus vibrer que d’habitude. Ballad of the Boy in the Red Shoes fut brillant comme à chaque fois, et Philadelphia Freedom particulièrement performant. Je voyais mon voisin de gauche, Tim, qui est un ami et pour qui c’est le premier show de l’artiste, être très enthousiaste. Ca n’allait que s’accentuer ! The Wasteland fut là aussi pour lui une très bonne surprise… et pour nous également bien sûr ! Rocket Man me fit courir des frissons dans tout le corps tant la partie instrumentale était bonne… et me fit bouger tant la partie rythmée de la fin du morceau était parfaite ! I Guess That’s Why They Call it the Blues que j’apprécie de plus en plus car avec les jeux vocaux d’Elton sur le refrain, cela donne une autre couleur. I Want Love et This Train Don’t Stop There Anymore n’apporteront aucun commentaire, si ce n’est que j’ai toujours autant de plaisir à entendre ces deux morceaux.


                                           Photos: P. Andrey

Take Me to the Pilot fut le petit bémol de la soirée car j’ai trouvé personnellement que l’intro musicale manquait d’inventivité… et était bien plus courte que d’habitude. Mais par contre, la puissance du titre principal me fit rapidement oublier ce petit détail. Nigel Olsson à la batterie et Davey Johnstone aux multiples guitares furent les maîtres de ce morceau comme toujours. Sacrifice en solo, puis Sorry Seems to be the Hardest Word avec la dernière note haute finale qui ne fut pas atteinte par Elton… il du redescendre de quelques notes. Eh oui, au rythme effréné de ses tournées, la voix fait quelque fois des surprises désagréables. Mais qu’à cela ne tienne, cette chanson remplira toutes ses attentes comme toujours, notamment avec les belles voix de John Mahon et Bob Birch. Oh My Sweet Carolina du prometteur Ryan Adams, fut magnifiée. Mon attention s’était dirigée vers l’écran géant de droite… qui flottait au vent ! Il avait apparemment été mal fixé… American Triangle et Have Mercy on the Criminal couplées donnent toujours l’impact voulu !

La présentation du groupe fut suivie par Holiday Inn que j’aime toujours autant, puis, surprise, directement ce fut I’m Still Standing. Donc, exit Original Sin (ce qui l’était déjà depuis quelques jours) et Tiny Dancer (qui nous a privé du petit joke sur le titre du nouveau film… dommage !). Crocodile Rock, brillant, fut clôturé avec un jeu de batterie impressionnant de Nigel Olsson ! C’est quand même bien qu’il soit revenu dans le groupe ! Je me le dis à chaque fois que je l’entends !

Pour Pinball Wizard, l’intro techno fut accompagnée… d’Elton ! Ce dernier monta sur scène un peu plus tôt pour ce premier encore, et jouera avec le public pendant une minute environ. On retrouva ce qu’il avait fait à Pesaro et à Paris en mai dernier. A noter un jeu de guitare de Davey Johnstone au sommet de son art. Après son petit changement de tenue, Elton refit apparition avec Your Song, en survêtement bleu foncé ! Et dernier petit coup d’éclat : les effets vocaux sur ce titre ! Il monta de quelques notes dans l’un des refrains de la fin, ce qui ne fut pas pour nous déplaire ! Ces 2h30 ont passé à une telle vitesse… je me suis régalé à tel point que c’est pour moi tout simplement le meilleur concert des six de cette tournée auxquels j’ai assisté et que je vous ai fait partager ! Tout bonnement brillant !

La pluie, qui n’avait pas voulu nous déranger pendant le concert (malgré les nuages qui s’amoncelaient gentiment), ne nous a pas épargné lors de notre retour sur Suisse ! Un véritable déluge avec coups de tonnerre, éclairs et grêlons qui nous fit faire les quarante kilomètres qui nous séparent de Lausanne en… près de deux heures ! Mais le souvenir de ce concert fit passer la pilule sans trop de problèmes !

 

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Mise à jour le 15.07.2002:

Récit d’une journée décidément pas ordinaire:
Comme pour Beaucoup de Fan, le 12 juillet ne correspondait pas à la date d’Anniversaire d’une folle victoire Footballistique qui eu lieu quatre années auparavant mais bien à la venue de Sir Doctor Elton John sur les terres du Pays de Gex !!!
Pour cet évènement majeur j’étais accompagné de mon meilleur ami et de ma chérie qui, il faut l’avouer, n’est pas véritablement fan de l’artiste, mais bon… Peut être qu’une folle prestation scénique allait lui faire changer d’avis ? Bref, c’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous prîmes la décision de patienter devant cette grille blanche qui tardais à s’ouvrir… Enfin 18h son ouverture laisse s’écouler un flot de Fans déchaînés courant à vive allure jusqu’au devant de la scène pour pouvoir admirer au mieux leur idole ! Bien sur nous étions de ceux la !!! (je remercie encore ma chérie de s’être tapé un 400 mètres pour un artiste qu’elle n’apprécie que très peu). Le temps de trouver le programme de la tournée (qui était d’ailleurs vendu par une anglophone complètement ignorant de notre langue…) et nous voilà déjà devant la scène, à quelques mètres du piano où Elton allait jouer. L’heure tourne lentement et c’est vers 20h45 que les Fans, comme par intuitions, se levèrent. Je dis cela car le concert commença seulement 15 minutes après la levée générale. L’intro de Funeral For friend retenti dans l’Hippodromes alors qu’une grande partie du public n’avait pas encore rejoint son siége, puis arrive l’entrée des musiciens, Davey, Guy, Bob, John, et surtout le fameux hippy des 70’s le bien nommé NIGEL !!! Et pour finir l’entrée de ce fameux pianiste (tout de rouge vêtu) le gentleman musicien Elton John !!! C’est sous un tonnerre d’applaudissement qu’il entama ses premières notes, puis sont venues ses premières vocalises, parfaites pour ainsi dire (on a évité le couac de Vérone !) sur l’inévitable Love Lies Bleeding. Je ne vais pas revenir sur chaque titres interprété mais plutôt sur les moments forts de ce concert. Tout d’abord, je noterais la très festive version de Philadelphia Freedom où j’ai pu me déchaîner comme un fou selon mon entourage… Ensuite est venue Ballad Of The Man In Red Shoes qui est beaucoup plus poignante en live que sur la version studio… A noter aussi le passage que j’attendait tellement « le passage solo » Sacrifice excellente version, Sorry Seems to Be The Hardest Word (pour ma chérie) et la magnifique chanson de Ryan Adams « Oh, My Sweet Carolina » qui m’a presque arraché les larmes des yeux… Ensuite est venu un autre moment que j’attendait, c’est à dire American Triangle/ Have Mercy at the Criminal ! A noter que c’est sur ce dernier morceau que Davey a fait éclater tout son talent lors du solo guitare (un grand ce mec!!!). Puis c’est tout naturellement qu’Elton a terminé son concert par des titres forts comme I’m Still Standing, Crocodile Rock et Pinball Wizard et son Intro Techno !!! Est ce pendant ce moment que j’ai cru voir le public bouger???… Enfin c’était pas trop tôt… Et pour le Rappel nous avons eu droit à l’immortel Your Song avec un Elton Vêtu en survet de Sport pour l’occasion… Et c’est sur les dernières notes que tombèrent les premières gouttes de pluie comme pour nous dire, "aller les enfant c’est fini" et c’est en effet sur un MERCI BONSOIR approximatif qu’Elton et son Groupe nous ont quitté sous une ovation générale…. Merci Elton et à la prochaine !

Pour conclure, Elton restera toujours Elton mais il est clair qu’il a beaucoup vieillit pour preuve le concert n’a duré que 2 heures au lieu des 2 h 45 habituelles….De plus son tabouret n’a pas volé au moment des rocks…. La Star déclinerait-elle ??? Autre Chose, je l’ai trouvé nettement moins bon qu’il y’a 4 ans à Genève (Aréna 07-11-98) , il n’y a qu’a voir la courte intro sur Take Me To the Pilot et le final de Rocket Man pour définitivement s’en convaincre…Dernière remarque, et après j’arrête la casse, sa Set list a réellement raccourci ce qui fait que je n’ai pas pu triper sur Saturday night, mon meilleur ami n’a pu s’enthousiasmer sur the One, et ma chérie n’a pas pu rêver sur I Need You To Turn To….
Rudy JACQUIER
 

ZÜRICH, SUISSE – Samedi 29 juin 2002

“Electrique ! Magique !”

Par Sacha Wicki

Le Hallenstadion de Zurich afficha “sold out” en ce samedi, pour un concert du genre qu’on aime: puissant, varié, inventif et joyeux !

Une belle journée que ce samedi 29 juin, qui nous a permis d’attendre avec bonheur à l’extérieur du Hallenstadion de Zurich pendant quelques heures, avec d’autres fans. Je tiens ici à saluer diverses personnes: Daniel (dont un article sur le concert de Stuttgart du 22 juin dernier sera bientôt publié), Olivier, Sébastien, Graziano, Patrick et Frédéric, Maxime et son ami, pour avoir partagé avec moi et avec les 15'000 personnes présentes un excellent concert.

Les portes se sont ouvertes vers 18h, et nous avons donc filé devant la scène ! J’avais réellement de la chance car être accoudé à la barrière de sécurité devant le piano d’Elton, c’était vraiment une place de rêve ! Vraiment aux premières loges !

Vers 20h05, après l’entrée des musiciens et le début de Funeral for a Friend, Elton fit son apparition sur scène, habillé magnifiquement d’un costume beige clair très légèrement rayé, avec T-shirt noir et chaussures noires… avec talons et bouts roses ! Rien à dire sur le premier morceau, toujours aussi puissant ! Bennie and the Jets fut l’un des moments uniques de la soirée, avec un délire pianistique bien plus long qu’à l’accoutumée, et une réponse du public exceptionnelle ! Daniel et Someone Saved My life Tonight brillants, puis Ballad of the Boy in the Red Shoes qui me fait de plus en plus penser que cela devrait être le prochain single. En tous les cas, en “live”, ce titre passe très bien ! Philadelphia Freedom et Wasteland musclés, et un Rocket Man, m’a-t-il semblé, légèrement plus court que les précédents concerts, mais par contre un peu plus rythmé. Oh, j’avais oublié de mentionner que les fameux moniteurs de son furent changés… décidément c’est une habitude… trois fois en tout ! I Guess That’s Why They Call it the Blues, morceau entendu et réentendu, mais auquel Elton ajoute toujours un petit plus ou une variation vocale ! Donc finalement… il passe toujours ! I Want Love brillant, et petit “couac” au début de This Train Don’t Stop There Anymore : une petite fausse note au piano à l’intro du titre… qui fera grimacer Elton et les spectateurs ! Take me To The Pilot fut gigantesque de fureur, avec un Nigel Olsson au zénith total de son talent (je sais, je me répète mais vraiment là, il est à signaler que son retour est vraiment remarqué !).

En solo, nous eûmes droit à Sacrifice, sans commentaires, puis Sorry Seems to be the Hardest Word dont la note haute finale fut assez difficile à atteindre ! Oh My Sweet Carolina toujours aussi belle, et le duo si détonnant American Triangle / Have Mercy on the Criminal. La présentation du groupe et, directement sans annonce préalable, Holiday Inn que j’aime toujours autant. Là, Elton indique que le titre qu’il vient de jouer est extrait de l’album Madman Across The Water, que le titre suivant (Tiny Dancer) aussi, et qu’il apparut dans le film Almost Famous, ainsi que dans le nouveau film de PeeDee DeeDee… encore un fou-rire des musiciens et d’Elton surtout ! Tiny Dancer donc, qui gagne en puissance de concert en concert, est suivi d’Original Sin, qui commence à me plaire en live… comme quoi ! I’m Still Standing, comme d’habitude excellent, et Crocodile Rock, ultra-puissant avec des délires vocaux d’Elton (il répétera plusieurs mots, jouera sur diverses notes musicales etc…)

Pinball Wizard, toujours avec cette intro techno si particulière mais si entraînante, sera précédé d’un vibrant hommage au bassiste des Who, décédé deux jours auparavant. Elton salue son inventivité sur scène et sa gentillesse, avant de lui dédier Don’t Let The Sun Go Down On Me. Your Song, pour clôturer la soirée, avait des airs vocaux du nouveau single qui sort bientôt, le duo avec Alessandro Safina, que je vous conseille d’ailleurs d’acquérir. La chanson est très belle.

Ce concert, pour moi, est le meilleur des quatre déjà vus auparavant. Autant du côté qualité musicale, qualité vocale, humeur d’Elton et des musiciens, interactivité avec le public… bref, tout ! Merci Elton, pour cette belle soirée !

A noter que le lendemain, dimanche 30 juin, Elton remet ça au même endroit. J’espère avoir quelques réactions de mon ami Daniel, prochainement sur ces pages.

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***

MUNICH, ALLEMAGNE – Dimanche 23 juin 2002

"La technique n’a pas eu raison de la qualité !"

Par Sacha Wicki

Devant un public enthousiaste, dans le magnifique Olympiahalle de Munich, Elton John a bravé les soucis techniques pour nous offrir un excellent concert. Récit.

Il est 17h30 en cet étouffant dimanche 23 juin 2002, où mes parents et moi-même allons d’un pas décidé depuis l’arrêt de métro jusqu’au village olympique de Munich. J’avais décidé d’offrir à ma maman et à mon papa ce concert, à l’occasion de l’anniversaire de ma maman ce même jour. La chose primordiale pour nous à ce moment-là était de boire quelque chose de bien frais ! Se balader par des 35° à l’ombre… c’est assez difficile, vous me direz !

Vers 18h, nous entrons dans l’Olympiahalle, immense complexe qui propose de nombreux petits stands de snacks, de boissons et bien sûr le fameux stand commercial avec T-shirts, casquettes, tasses etc… Pour cette tournée, je dois dire que les objets et vêtements ne sont pas très originaux… à part bien sûr le sublime programme dont un scan vous sera bientôt proposé d’ailleurs ! Nous nous installons, au septième rang, mais largement sur la droite, ce qui nous donne une vue imprenable sur… la console son de Clive Franks et John Mahon ! Mais le grand écran positionné proche de nous sera d’une grande utilité ! Les billets étaient vendus par Hercules et d’ailleurs Stephan Heimbecher, le président de Hercules, était deux rangs en devant. Je tiens ici à saluer Renato avec qui également j’ai passé ce concert. Il est de Suisse, comme moi !

A 19h10, les musiciens entrent, puis retentit l’intro de Funeral for a Friend avec déjà un petit « bug » au niveau du son… comme si un technicien avait oublié de brancher un câble dans les cinq premières secondes… Elton entre, habillé d’un ensemble bleu turquoise, avec la muse Versace en brillants au dos, et des chaussures noires… bref, le même costume qu’à Bercy le mois passé… Dès les premières notes de piano, Elton semblait dérangé par son box de retour-son sur sa gauche, qui apparemment ne fonctionnait pas bien. Les techniciens vinrent le remplacer pendant l’intro musicale, puis une seconde fois avant la fin de Love Lies Bleeding. J’ai eu très peur que nous ayons droit à une colère ! Ce ne fut pas le cas, à part de nombreuses grimaces et des hochements de tête tout aussi nombreux ! Bennie and the Jets, toujours aussi excellent, puis Daniel et Someone Saved My Life Tonight, avant lequel Elton s’excusa des petits problèmes techniques, espérant que cela ne nous gênait pas. En réalité, nous ne ressentions pas d’effets négatifs dans la salle. Ballad of the Boy in the Red Shoes fut annoncé à nouveau avec les critiques violentes envers Ronald Reagan et sa présidence des Etats-Unis (voir mes articles précédents), puis Philadelphia Freedom, toujours aussi entraînant ! Wasteland fut très bien accueilli, et nous eûmes droit à un épatant jeu de piano d’Elton. Rocket Man fut féerique comme toujours, mais faillit être la catastrophe du soir car… à nouveau, le moniteur de gauche fut changé, et celui de droite aussi ! Version assez inédite de I Guess That’s Why They Call it the Blues avec des variations vocales intéressantes, ce qui me console car c’est un titre qui, à mon avis, a été joué trop souvent dans de trop nombreuses tournées. I Want Love et This Train Don’t Stop There Anymore n’apportent pas de commentaires spéciaux, ce qui n’est pas le cas de Take Me to the Pilot. Une intro qui faisait penser à une ouverture de musique classique, accompagnée de petits à-coups de rock et de blues… le Dieu de l’improvisation pianistique était vraiment avec lui. Et le morceau fut puissant comme jamais. Probablement la meilleure version que j’aie entendue depuis mon premier concert à Verona.

Place maintenant au piano solo avec le titre préféré de mon papa, Sacrifice, qui obtint un accueil plus que chaleureux de la part du public. Sorry Seems to be the Hardest Word avec les voix des musiciens, sublime ! Là, j’attendais avec impatience Oh My Sweet Carolina pour la faire découvrir à mes parents, et Elton nous fit Candle in the Wind. Bien sûr ce titre est très beau, mais là aussi pour moi, c’est un morceau à remplacer dans la setlist. Et apparemment, il ne le fait qu’occasionnellement. American Triangle couplé avec Have Mercy on the Criminal toujours excellent et ensuite la présentation du groupe… qui débuta par un petit temps car les techniciens devaient à nouveau (!) changer le moniteur de gauche. Elton dira d’ailleurs : “Désolé pour les problèmes techniques, ça doit bien être le 40ème depuis le début de la soirée !”, et un vrai bonheur ensuite avec Holiday Inn qui passe décidément très bien dans cette setlist ! Voilà qu’Elton annonça le titre suivant en indiquant que c’était le troisième extrait du nouvel album… Original Sin. Mais voilà, normalement, c’était Tiny Dancer qui devait être joué, et même le groupe ne savait pas ce petit changement. Davey Johnstone fut désemparé car il devait prendre une autre guitare. Il dira à Elton : “Je n’ai pas de guitare”. Et Elton, de répondre : “Tu n’as pas de guitare ? Ce gars à près de 700 guitares dans le coin de la scène, et il dit qu’il n’a pas de guitare ! C’est parce que j’ai changé la setlist !” Petit farceur, Elton !

Là, les fans savaient que c’était le moment de se préparer pour courir devant la scène au début de I’m Still Standing, qui fut un des moments forts de ce concert, tant il était vibrant et décoiffant ! Crocodile Rock, magistral, durant lequel Elton perdra même le fil des paroles, car il fut pris d’un fou rire voyant un membre de Hercules avec une marionnette de crocodile à la main, chantant la chanson en même temps que lui ! Pinball Wizard, à ma grande surprise, ne fut pas précédée du jeu de scène amusant que faisait Elton lors des trois précédents concerts que j’avais vus… Mais il entra sur scène en même temps que le début des Ah…Ah… mais la puissance fut là ! Don’t Let The Sun Go Down On Me entraîna de nombreux spectateurs dans le chant et le bonheur ! J’ai rarement vu une scène avec tant de briquets allumés ! Puis Elton sortit et revint habillé d’un survêtement bleu foncé et blanc pour nous remercier “beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup” d’avoir été là et de l’avoir accompagné. C’est vrai que ce fut une soirée mémorable, tant par les changements incessants de moniteurs son (en tout, huit changements !) que par la qualité musicale et vocale du concert. Your Song clôturera la prestation.

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PARIS, FRANCE – Mardi 28 mai 2002

“Très bonne performance pour un public un peu moins réceptif”

Par Sacha Wicki

Dans un Bercy archi-complet – au bout d’une demi-heure – Elton a brillé par ses variations musicales et le groupe a donné toute la valeur de son talent. Seul bémol : le public peu réceptif…

Nous attendions beaucoup de ce troisième concert, mes amis et moi. Il est vrai que nous avons été véritablement comblés par la prestation de Pesaro deux jours auparavant, mais rien ne pouvait nous laisser présager un concert plus médiocre pourtant. Après tout, Elton nous avait surpris bien souvent…

19h45, nous voici dans le Palais Omnisports de Paris Bercy. Nous avons eu les places par le site eltonjohn.com et franchement, je dois dire que nous n’avons pas été gâtés du tout ! En tout, six places furent prises (trois fois deux) et nous n’avons pas été placés ensemble ! Première déconvenue qui, il faut dire, nous a un peu refroidi.

Après avoir acheté le programme (magnifique, soit dit en passant) je me suis assis au 15ème rang, au milieu, en attendant le début du concert. Mes amis, eux, étaient placés au 7ème et 14ème rang… voyez un peu l’éparpillement…

20h40, après l’entrée du band, Funeral for a Friend / Love Lies Bleeding démarre. Elton John arrive tout de bleu vêtu, avec la muse Versace en diamant au dos, chaussures noires avec le bout bleu clair, assorti au costume ! Disons-le, c’est l’une de ses plus belles tenues. Très puissant comme à l’accoutumée, le titre accueillera de très nombreux applaudissements. S’en suivra une présentation en français, avec pour démarrer Bennie and the Jets, la phrase “je crois que vous connaissez cette chanson” et la fameuse note de piano du début du titre ! Daniel suivra, avec un très beau jeu de la part de Davey Johnstone à la guitare. Encore une fois, je dois souligner l’excellente prestation des musiciens.

Pendant toutes ces chansons, et en tout pendant quarante minutes après le début du concert, les gens ne cessaient d’arriver, pour preuve le balai incessant des lampes torches. C’est vous dire qu’il n’y a rien de plus agaçant…

Someone Saved My Life Tonight fut excellent comme à son habitude, et pour présenter Ballad of the Boy in the Red Shoes, en plus des paroles concernant les ères Regan et Bush, il ajoutera que ces gens doivent vraiment avoir beaucoup sur leur conscience. De nombreux applaudissements et des huées à propos de ces deux ex-présidents furent entendus du public… enfin, devrais-je dire, des fans en grande partie. Un petit oubli de la part d’Elton durant la fin du morceau qui a surpris un peu ses musiciens, mais rien de bien grave : la partie finale “Put them in a box somewhere…” fut un peu rallongée… Nous allions assister à une pure merveille de beauté, les magnifiques inventions pianistiques du maître sur Rocket Man, plus sublime que jamais, et d’une durée exceptionnelle de près de douze minutes ! A tel point que je me suis demandé si nous n’allions pas avoir un titre en moins ;-) I Guess That’s Why They Call it the Blues, très entraînant, I Want Love et This Train Don’t Stop There Anymore (ce dernier démarrant sur un petit riff de guitare non voulu de la part de Bob Birch) furent les titres durant lesquels les derniers retardataires (entre nous, impardonnables) s’installèrent. 

Un petit mot sur Take Me to the Pilot qui jouira d’une introduction au piano qui nous ravira vraiment. Une rapidité de jeu, et un enchaînement parfait sur le début du morceau original. Puissant aussi, le jeu des musiciens, sur ce titre. Puis, la partie solo, avec Sacrifice qui jouira d’un accueil tonitruant du public… à croire que les Parisiens ne connaissent d’Elton que ce morceau (il est vrai que le succès populaire de cette belle balade est hors du commun). Sorry Seems To Be the Hardest Word au début duquel des huées jaillirent des gradins… en fait, c’est tout simplement l’écran géant de droite qui avait rendu l’âme ! Oh My Sweet Carolina, de Ryan Adams, est merveilleux comme lors des deux derniers concerts, et American Triangle toujours très bien joué avec la dernière note annonçant et démarrant Have Mercy on the Criminal, que j’ai trouvé plus puissant que lors des deux précédentes prestations. Holiday Inn, appréciée des fans bien sûr, et ensuite, intro du groupe en français s’il vous plaît ! Tiny Dancer, suivi du bel Original Sin. Là, un de mes amis et moi, qui étions assis au même rang, avons décidé de nous faufiler gentiment jusqu’au devant de la scène, sachant que nous allions avoir droit à I’m Still Standing… mais les gardes nous ont repoussé et nous ont demander de regagner nos sièges. Pas suffisamment rapidement car Original Sin étant terminé, de nombreux fans ont rejoint la scène rapidement… et nous avec ! Là, I’m Still Standing a tenu toutes ses promesses, nous faisant vraiment bouger en bonheur ! Crocodile Rock a aussi donné toute l’ampleur de sa puissance ! Puis, le moment tant attendu par nous, car depuis Pesaro, nous voulions savoir si nous n’avions pas rêvé… Pinball Wizard a bien été le titre suivant ! Encore plus dynamique et déchaîné que lors du concert italien… nous ne pouvions y croire !!!

Don’t Let The Sun Go Down On Me, et enfin Your Song, après qu’Elton nous ait salué en remerciant le public chaleureux de ce soir… peut-être est-ce la formule habituelle parce que franchement, si les fans, n’avions pas été là… cela aurait plutôt ressemblé à un récital de musique classique. Même le concert solo de l’an dernier m'a paru plus vivant… c’est pour vous dire !

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Mise à jour le 11.06.2002:

Il y a déjà une semaine et trois jours que je suis allée voir le concert. Mon père m'en avait vaguement parlé il y a 2 mois, et il a appelé pour savoir si, malgré le retard il restait quelques places. Il en restait un peu moins de 20, alors, on les réservées. J'ai fait sauter un jour de cours, car j'habite près de Valence, pour aller voir la grande star qu'est Elton John. Malgré mon jeune âge (15 ans) je l'adore depuis que je suis toute petite, je l'écoute, et j'essaie de faire au piano quelques un de ses morceaux!!! Le concert, était vraiment génial, je n'avais pas encore entendu son nouvel album "songs from the west coast", mais ça ma donné envie de l'acheter !
gros bisous a tout les fans.
(nom inconnu)

***

Pour la 3ème fois (Olympia  en Novembre 2000, Bercy 2001 où il jouait en solo et ce Bercy 2002 avec ses musiciens), j'ai pu apprécier le très grand talent de notre idole ELTON. Il n'est pas avare avec son public, 2 h 30 non-stop de bonheur, aussi frais du début à la fin, c'est vraiment THE ONE. J'ai trouvé en cette journée maussade du 28 MAI 2002 un arc en ciel géant: tout était réussi et le public était aux anges; j'ai trouvé une ferveur quasi-générale dans cette grande assemblée. Mon amie Monique Fournil que j'ai connu lors de Bercy 2001 et moi avons passé une excellente soirée, et en repartant nous étions à la fois enchantées et nostalgiques ; quand aurons-nous encore cette grande joie de voir Elton sur scène à Paris ? Nous sommes déjà prêtes à réserver nos places.

Les chansons connues, ajoutées de celles du nouvel album c'était sublime. A bientôt et merci de nous donner la parole sur votre super site qui nous renseigne si bien.

Evelyne KIFFER

Mise à jour le 30.05.2002:

Revenant du super concert d'hier soir à BERCY, c'était génial il va me falloir du temps pour m 'en remettre.
ELTON est le meilleur, vivement le prochain concert; je viens le voir exprès de MONTPELLIER il vaut bien le détour.
Monique FOURNIL

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Mercredi 29 mai 2002. Le ciel est maussade tout comme mon humeur en ce jour.

Cela fait plus de six mois que l'on se prépare à l'évènement; le jour tant attendu arrive; on se retrouve en famille ( celle des fans d'Elton ); on est à la fête durant les deux heures et demi du spectacle et puis c'est fini, on se sépare et il faut se remettre à sa vie quotidienne comme si rien ne s'était passé: Dur ! Très dur !

Hier aussi, le temps était exécrable. Durant toute la journée, la pluie et le froid ne cessèrent de s'abattre sur la Capitale française et le Palais Omnisports de Paris Bercy , gâchant par la même le grand rassemblement.

Alors, peut être pour conjurer ce mauvais sort, Elton nous apparût dans un somptueux costume bleu cousu de film argentés. Il rayonnait sous les feux des poursuites et des projecteurs. Sa musique n'allait pas tarder à nous apporter cette chaleur qui faisait cruellement défaut en cette fin de mois de mai.

Il allait nous démontrer une fois de plus que, malgré ses 55 ans et son pacemaker qu'il ne ménage visiblement pas, il était encore un des plus grands " performers " de son époque et que bien de jeunes artistes devraient s'en inspirer. La scène est sa vie, sa drogue. Et si paradoxalement sa timidité l'empêche certainement de le reconnaître ( on lui prête souvent une phobie des foules ), il a besoin de ce contact avec son public pour continuer avec une telle ardeur. Le temps ne semble pas avoir de prise sur lui.

 Quelle performance scénique: de la douce mélodie d' Original Sin au rock endiablé de Pinball Wizard en passant par les développements pianistiques de Rocket Man ou de Take me to the Pilot, tout y passa avec une facilité déconcertante entrecoupées de brèves périodes de récupération où il salua le public tel un chef d'orchestre.

De nombreuses fois, il nous remercia de nos applaudissements mais c'est plutôt à nous de lui dire merci pour le bonheur qu'il nous donne dans ses versions sans cesse renouvelées de ses chansons.

Toutefois, je regrette le fait que le déroulement du spectacle soit un peu trop professionnel avec des interventions plus que calculées. J'aurais aimé qu'il s'amuse davantage avec le public comme lorsqu'il le fis en l' invectivant sur Crocodile Rock mais plus naturellement sur Pinball Wizard.

On peut regretter que seule une moitié de la salle ( surtout les premiers rangs où je me trouvais ) ait véritablement vibré .

 Il fallait voir l'ambiance qui régnait aux abords de la scène lors des rappels : les gens chantaient, dansaient, étaient visiblement heureux d'être là. Tout à coup c'était la communion parfaite.

Cela tranchait singulièrement avec l'ambiance polie durant le concert.

Ainsi, bien que préférant la configuration assise pour des raisons de problème physique, il faut bien reconnaître que la configuration debout offre des concerts plus vivants.

Pour ce qui est de la set list retenue, j'ai été ravi de constater que cette fois, nous avons vraiment eut le droit au Songs from the West Coast Tour avec six morceaux interprétés sur les douze que comporte l'album. Cela n'avait pas été le cas lors de la tournée précédente (The Big Picture Tour) il y a quatre ans où seuls Something about the way you look tonight, If the river can bend et Recover your soul avaient été joués.

De tous les nouvelles chansons interprétées, seule The Ballad of the Boy in Red Shoes m'a un peu déconcerté par le rythme nettement plus rapide que sur l'album.

La gravité du message et la réflexion ( et donc le temps que l'on doit prendre pour cela ) n'est pas en concordance avec un tempo rapide. Sincèrement, j'ai trouvé cette fois l'interprétation décevante alors que c'était une des chansons que je me réjouissais d'entendre en live.

Comme on pouvait s'en douter, The Wasteland prend toute sa dimension sur scène et deviendra tout comme Take me to the Pilot, un incontournable.

Rien à dire sur I want love , This train don't stop there anymore ou Original Sin, interprétés convenablement mais qui à mon goût collent trop à la version studio ( ces morceaux n'ont pas encore assez " vieilli " ).

Pour moi, ce concert comporta trois grands moments:

Le premier lorsqu'Elton se lança dans une énième version de Rocket Man absolument fantastique. Pris dans son élan pianistique, on se demandait même s'il allait s'arrérager. ABSOLUMENT GRANDISSIME !

Le second moment fut l'intro de Take me to the pilot. Rien ne pouvait faire deviner au cours du solo de piano qu'il s'agissait de cette chanson. C'est là encore tout le talent d' Elton en live et ce pour quoi on adore tant venir le voir sur scène car même si on sait qu'il interprétera des classiques incontournables, on sait également qu'il parviendra toujours à nous surprendre.

Enfin, le troisième moment fort porta sur une chanson de son ami Ryan Adams: My sweet Carolina. Ce n'est pas une chanson très complexe mais le rythme nous porte et nous transmet une émotion indescriptible.

Une nouvelle fois, il terminera par Your Song après avoir salué une dernière fois son publique et distribué quelques autographes, nous laissant sur deux sentiments: le premier celui d'avoir assisté à un excellent concert, le second qu'il nous manque déjà et qu'on a hâte de le retrouver mais combien de temps faudra-t-il encore attendre pour se rassasier de nouveau.

Alors, je pense déjà à Divonne les Bains où malheureusement je n'ai pas pris de place encore. Je ne sais pas encore si je vais me laisser tenter ( s'il reste encore des places ) mais en tous cas je serai de tout cœur avec ceux qui y seront.

P.S: j'ai pu constater la ferveur de certains fans (féminins) qui se trouvaient non loin de moi ( j'étais au deuxième rang malheureusement côté droit de la scène) et je tiens à saluer la personne qui m'a demandé un stylo pour donner son adresse à un autre fan de ton site (elle se reconnaîtra certainement si elle lit ces quelques lignes !).

Christophe LETELLIER

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Grand fan d'Elton, ses mélodies ont rythmé le parcours de ma vie. A un album correspond une période de mon existense. J'ai assisté pour la première fois à un de ses concerts... et là, les mots me manquent.. quelle claque !!! et quel plaisir !

Pour ma part, ce concert a été arrangé pour les fans, de part les titres choisis... et quelle pêche, Sir Elton !

Le plus grand moment pour moi, à part son entrée en scène: Rocket Man: magnifique piano !

Je vous ai peut être aperçu au concert sans le savoir, en tous cas: félicitations pour ce site, une référence... d'ailleurs j'y suis ;)
Stéphane VALLOT

Réponse: je n'étais hélas pas à Paris mais je vais me rattraper à Zurich et Divonne ;o)

 

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PESARO, ITALIE – Dimanche 26 mai 2002

“Epoustouflant de puissance !”

Par Sacha Wicki

Dans le BPA Palasport de Pesaro, nous avons vécu, mes amis et moi, un concert d’une rare qualité. Récit d’une attente bien récompensée et d’un public déchaîné comme jamais !

Nous sommes arrivés bien assez tôt, mes amis et moi, devant l’immense BPA Palasport de Pesaro, sur la côte Adriatique. La chaleur ne nous avait pas fait renoncer à être parmi les premiers à attendre devant les grilles du complexe. Après une rapide visite des lieux (le bâtiment se trouve excentré par rapport à la commune), nous avons vite compris que sans se désaltérer, nous allions souffrir. Heureusement, un petit camion de ravitaillement nous attendait un peu à l’extérieur ! Nous avons pu tenir jusqu’à 19h30, heure d’ouverture des portes. Car en effet, les places n’étaient pas numérotées, et il fallait vraiment être les mieux placés possible. Quelques bousculades, et nous furent enfin devant la scène. Pas de places assises pour nous, et nous furent très heureux !

21h, l’exactitude même ! Au son de Funeral for a Friend / Love Lies Bleeding apparaît un Elton John tout de noir vêtu, avec de nombreux brillants parsemant son costume, chaussures assorties et lunettes sombres. Dès le début, nous avons ressenti, mes amis et moi, une puissance supérieure à la veille à Vérone. Ce fut confirmé avec un Bennie and the Jets excellent, un Daniel doucereux à souhait et un Someone Saved My Life Tonight magistral. A noter pour ce concert la performance très remarquée de Nigel Olsson à la batterie, qui nous a offert toute la palette de ses talents. Davey Johnstone était lui aussi en très grande forme.

Ballad of the Boy in the Red Shoes, toujours précédé de la même introduction concernant les époques Reagan et Bush, puis le rock reprit ses droits avec Philadelphia Freedom et Wasteland, assortit d’un délire pianistique dont seul le Maître en a le secret. Rocket Man fut d’une grande beauté, et c’est de cette manière que nous pouvons nous rendre compte, nous qui l’avons suivi trois concerts de suite, que jamais il ne fera les mêmes impros ! I Guess That’s Why They Call It The Blues m’a paru un cran au-dessus de Vérone par l’accentuation du côté bluesy du titre. Toujours avec des musiciens on ne peut plus performants et heureux ! Cela se voyait et se ressentait. Elton avait quasiment toujours le sourire, nous lui rendions chacun de ses clins d’œil… bref, que demander de mieux.

I Want Love et This Train Don’t Stop There Anymore qui malgré leur jeune âge dans la carrière d’Elton, passent très bien en concert, et s’en suivra un Take Me To The Pilot endiablé, nous offrant de nombreux délires vocaux de la part d’Elton ! Un peu de solo avec Sacrifice, Sorry Seems to Be The Hardest Word, Oh My Sweet Carolina de Ryan Adams (plus je l’écoute, plus je l’aime !) et American Triangle, dont la dernière note fut le démarrage de Have Mercy On The Criminal qui fut là encore supérieur à Vérone dans la puissance. Holiday Inn, puis présentation du groupe et Tiny Dancer sans aucune introduction. Original Sin fut peut-être mon bémol de la soirée, car la boîte à rythme que nous entendons au début du titre a eu de la peine à démarrer, ce qui a donné un sentiment d’incomplet qui ne m’a pas trop plu. Mais une voix magnifique (comme sur le titre solo) et là encore des musiciens au mieux de leur forme ! I’m Still Standing fut enchaîné quasiment au titre précédent avec peut-être deux secondes seulement de vide ! Oh mon Dieu ! Indescriptible ! Et ce n’était rien comparé au Crocodile Rock repris en chœur par le public en délire, et Elton qui variait sa voix à chaque occasion qui se présentait !

Après une première sortie de scène, un son techno se fit entendre, ma fois très rythmé et nous annonçant le retour de l’artiste… De nombreuses personnes se sont regardées, l’air de se dire “Mais qu’est-ce que c’est que ça ?”. Elton arriva, faisant mine de démarrer une voiture, nous lançant de nombreux regards et dès que les chœurs entonnèrent “Ah….ah…”, nous surent que nous aurions droit au grand retour de… Pinball Wizard. Et c’était parti ! Piano déchaîné, voix puissante, instruments au sommet de leur art… Un rock comme j’en ai peu entendu auparavant ! Le point culminant de cette soirée qui fut déjà exceptionnelle ! Pour tout vous dire, j’en ai même pleuré de joie à la fin du morceau, me disant “Ce n’est pas possible ! Cet artiste de maintenant 55 ans que l’on dit assagi, qui nous a fait rêver sur de belles balades, est encore capable sur scène de mettre le feu à ce point…”. Il est vrai que beaucoup de fans furent surpris que Saturday Night’s Alright For Fighting et The Bitch is Back aient disparu de la setlist… mais là, je suis vraiment resté sans voix… au propre comme au figuré… vu que je n’avais pas cessé de chanter toutes les chansons depuis le début !!!

Don’t Let The Sun Go Down On Me fut aussi une bonne surprise. Un titre sur lequel Elton n’a pas généralement l’habitude d’improviser au piano… que nenni ! Là aussi, ce fut un vrai bonheur de l’entendre donner un petit côté rythmé à ce morceau si beau.

Une dernière sortie, et enfin le retour, habillé d’un survêtement bleu laissant un peu trop apparaître son “petit bidon” mais est-ce vraiment important quand on a eu un tel concert ! Your Song nous fut dédié, et avec ces mots “Rarement je n’ai eu un tel public, grazie Pesaro”.

Je dis maintenant à ceux qui sont encore réticents à venir assister à un concert de la tournée d’Elton John… N’HÉSITEZ PLUS ! Vraiment, venez de bon cœur et vous n’en sortirez pas indemnes !

Merci à mes amis avec lesquels j’ai vibré si intensément à ce concert (et au précédent d’ailleurs) : Giorgio, sa sœur Elisa, sa maman Ornella, Ivan, Graziano, Andrea, Veronica, Olivier et Sébastien… encore merci !

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VERONA – Samedi 25 mai 2002

“La pluie n’a pas gagné !”

Par Sacha Wicki

Devant plus de 25'000 personnes venues braver le mauvais temps, Elton a vraiment donné le meilleur de lui-même malgré les conditions… Respect à un artiste qui n’a à aucun moment renoncé, nous offrant de petits trésors !

Les Arènes de Vérone, un lieu mythique pour Elton John qui y a donné en avril 1989 un concert exceptionnel qui sera exploité en vidéo, et en CD bootleg ! Nous nous attendions à un véritable feu d’artifice musical et vocal et nous y avons eu droit !

Vers 19h30, nous avons pénétré dans l’enceinte de ce lieu magique… et la pluie s’est mise de la partie ! Une averse qui nous a laissé présager le plus mauvais pour ce concert, mais voilà qu’à 20h45, un petit quart d’heure avant le commencement, tout s’est arrêté, pour notre plaisir. Nous avions eu vraiment très peur. Les agents de sécurité nous avaient distribué des capelines en plastique pour nous protéger aux cas où !

Il est exactement 21h quand nous entendons les premières mesures de Funeral for a Friend / Love Lies Bleeding sous les délires d’un public venu en grand nombre. Elton arrive, habillé d’un costume marbré sombre et des lunettes aux verres mauves. Les premières notes de piano nous firent des frissons partout dans le corps… ça y est, c’est parti ! Quel bonheur de revoir le maître avec son band, formé de Guy Babylon aux claviers, Bob Birch à la guitare, John Mahon à la basse, Davey Johnstone aux guitares électriques, acoustiques, à la mandoline, et le retour du grand Nigel Olsson à la batterie. La première sensation que nous avons eu est la puissance du groupe ! Impressionnant ! Nous n’eurent pas le temps de souffler, après les salutations d’usage de la part d’Elton… voici qu’arrive Bennie and the Jets. Aucune remarque, sauf que son jeu de piano est toujours aussi magnifique et varié !

Là, nous arrivons à la première balade et c’est Daniel, qui n’a jamais été inséré dans une setlist aussi tôt. Someone Saved My Life Tonight suivra, toujours aussi apprécié, et puis vint le premier des six morceaux (un record !) du nouvel album “Songs from the West Coast”, Ballad of the Boy in the Red Shoes. Elton l’annonce en racontant l’histoire d’un jeune danseur malade du sida et disant que le gouvernement Reagan n’avait rien fait pour lutter contre cette maladie, et George Bush, après lui, n’a rien fait non plus. Un grand tube ensuite, qui a fait vibrer tout le site, Philadelphia Freedom. Là aussi, une puissance de jeu impressionnante ! Second titre du nouvel album, qui deviendra très vite un incontournable en live, Wasteland. Bonheur du public qui a vraiment droit depuis le début du concert à une avalanche de rythme et de bonne musique !

Rocket Man suit, avec ce que nous attendons tous : un solo de piano magistral. Et nous fûmes largement comblés ! Le “I’m a ro-ro-rocket…” de la fin fut toujours aussi excellent ! Un must de ce concert, parmi d’autres. I Guess That’s Why They Call It The Blues, dont il est bon d’entendre une version avec band après tous ces concerts solo…mais durant ce titre, la pluie s’est remise à tomber légèrement. Puis, les 1er et 2ème single du nouvel album, I Want Love et This Train Don’t Stop There Anymore, qui donnent ma fois très bien en live ! La pluie redoubla de force durant Take Me To The Pilot, à noter l’excellente intro au piano et le délire intégral de la fin !

Après quelques dizaines de secondes de flottement, les instruments furent couverts, ainsi que le piano car bien que la scène étant couverte au-dessus, il n’empêche que le fort vent n’aidait pas. C’est ainsi qu’Elton, un peu mouillé, décida de nous jouer quelques morceaux solo. Nous commencions avec Candle In The Wind qu’il dédiera à David LaChapelle, réalisateur de l’un de ses derniers clips. A noter que la presse italienne, le lendemain, dira que ce fut un hommage suite au décès de ce dernier… Etrange ! Nous eurent droit ensuite à une dédicace de Sacrifice aux gens qui ont construit la scène… serait-ce une pointe d’ironie et d’agacement de la part d’Elton ? Quoiqu’il en soit, c’est bien ainsi qu’elle a été perçue. Sorry Seems to Be The Hardest Word, toujours aussi belle en solo, avec les voix de Bob Birch et John Mahon, revenus sur scène. Puis, le morceau de Ryan Adams qu’Elton a repris depuis quelques mois, Oh My Sweet Carolina. Cela a déjà été dit sur d’autres sites, mais je le pense aussi : on a vraiment l’impression que la chanson fut écrite par Elton lui-même ! Elle est tout simplement merveilleuse. D’ailleurs, si vous prêtez bien l’oreille, les premiers couplets ont un faux-air de ressemblance avec Look Ma No Hands du dernier album… Non ? Durant American Triangle, les trois autres membres du groupe s’installèrent derrière leurs instruments et nous eurent droit à une belle fin de titre (nous pensions réellement que nous aurions droit jusqu’à la fin de la soirée à un concert solo !).

L’enchaînement fut de grand talent car la dernière note basse du titre fut prolongée pour démarrer sur Have Mercy On The Criminal qui réchauffa les Arènes avec cette pluie qui ne cessait pas de tomber. Un titre puissant et vraiment excellent qui n’a pas été jouée de puis fort longtemps sur scène ! Un autre titre assez rare qu’Elton joue depuis le début de la tournée, Holiday Inn, suivra, après une petite présentation. La présentation rituelle du groupe, suivi d’une petite explication concernant Tiny Dancer… légèrement erronée car il dira que le titre vient de l’album Goodbye… non ! Madman Across The Water. De justesse, il s’est repris. Il dédiera cette chanson à un certain Dario ainsi qu’à une Michelle de Venise. Original Sin, qui pour moi a de la peine à s’installer en live… Peut-être est-ce à cause de ce petit rythme du début qui ne me plaisait déjà pas trop en studio, bref !

Le feu était donné avec I’m Still Standing ! Quel délire et quel accueil ! Les premiers rangs furent totalement déchaînés… et je rappelle qu’il faut toujours compter avec la pluie incessante qui tentait en vain de nous gâcher la soirée ! Crocodile Rock, puissant à souhait, où Elton se leva, alla vers la droite de la scène, demanda aux gens de refaire une série de la-la-la-la-la… bref, une osmose totale entre l’artiste et l’audience ! Le 1er encore, Don’t Let The Sun Go Down On Me fut très bien accueilli comme à l’accoutumée, et nous terminions ce concert mémorable avec Your Song, sans oublier toutefois qu’Elton nous informa qu’il était très content d’avoir acheté un appartement à Venise, que nous étions vraiment très courageux de tenir avec ce temps de chien (et lui donc !) et qu’il nous remerciait de notre fidélité… On avait vraiment envie de lui crier merci nous aussi !

Chapeau bas à un artiste qui, malgré les conditions climatiques vraiment exécrables, a continuer à nous offrir un spectacle de qualité. Rien à dire !

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Le programme de la tournée

Par Sacha Wicki

Je m’arrête un instant sur le programme de cette tournée parce qu’il mérite bien qu’on en parle. Vraiment, je dois dire que là, ils ont frappé très fort ! Déjà j’avais trouvé le programme de la Solo Tour très bien fait, mais pour celui-ci, les adjectifs me manquent ! Les photos sont très bien choisies et le texte présente en détail le nouvel album avec certains points qui n’avaient pas été indiqués dans les articles promotionnels. A noter une double page sur Bernie Taupin avec une très belle photo de lui, les cheveux blondis, avec son chien, et une évocation de son travail de parolier sur le nouvel album.

Pour finir, et surtout même, la couverture : trois colombes volant dans la même direction, sur fond bleu foncé avec l’inscription ELTON JOHN SONGS FROM THE WEST COAST en caractère vert fluorescent.

Vraiment… un petit bijou. A garder précieusement dans votre collection.

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Les articles précédents:

- le concert de Montréal (2001) par Benoît
- le concert de Charlotte (2001) par Daniel
- le reportage à Bercy (2001) par Sacha
- le concert de l'Olympia (2000)par Sacha
- le concert de Zurich (2000) par Sacha
- le reportage du concert de Stuttgart (2000) par Sacha

 

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