THE UNION
ELTON JOHN / LEON RUSSELL

Quand Elton John rend hommage à son idole

Cette belle histoire commence sur le plateau d’un studio TV. Nous sommes en avril 2008. Elton John participe à l’émission “Spectacle” de son ami Elvis Costello (Elton John la co-produit avec David Furnish). Il essuie les plâtres de la première et se prête au jeu de l’interview.

Il y parle de sa carrière, des ses influences et, quand Elvis Costello lui demande de choisir 3 grands auteurs-compositeurs qui ont été injustement ignorés selon lui, Elton cite : « David Ackles, Laura Nyro et Leon Russell ». Il improvisera même une chanson dans le style de ce dernier.

David Furnish, qui a 15 ans de moins qu’Elton, ne connaissait aucun de ces artistes. Intrigué, il décide alors d’acheter leurs albums et de les emporter avec lui sur son iPod pour les écouter lors d’un séjour en Afrique.

Elton explique que lors d’un déjeuner, ils écoutaient un album des Greatest Hits de Leon Russell : « J’ai commencé à pleurer, ça m’a tellement ému. Sa musique m’a rappelé les meilleurs moments de ma vie et j’étais fâché qu’il ait été oublié. Il tourne depuis plus de 30 ans dans un vieux mini-bus, jouant dans des petits clubs, juste pour joindre les deux bouts. Cela m’a rappelé que mon succès n’a été qu’une affaire de chance, d’avoir été au bon endroit au bon moment car Leon aurait très bien pu avoir ma carrière et vice versa. C’était un signe, comme si nous devions faire un album ensemble ».

La graine est semée…

Janvier 2009, Leon Russell est chez lui, près de Nashville, quand son téléphone sonne. C’est Elton John, en vacances, appelant depuis quelque part en Afrique où il est en safari. « Je trainais au lit, regardant la TV, et je le suspecte de traîner aussi sur un éléphant quelque part » explique Russell. « Je n’avais pas parlé à Elton depuis 35 ans, c’était donc plutôt une surprise ». Elton lui déclare alors « Tu compte tellement pour moi, je n’en ai pas fait assez pour t’aider ». Russel lui répond « Eh bien, tu as été occupé ». Elton : « Pas si occupé. Veux-tu faire un album avec moi ? » A quoi Russell réponds « Crois-tu que je peux encore jouer et chanter ? » Il était aussi bas. Elton lui propose alors d’enregistrer ce qui va être The Union (sortie USA le 19.10, mondiale le 25.10.2010).

Une nouvelle motivation

Si pour Elton John, The Union était un moyen de retourner à un son acoustique, teinté de Country (comme sur ses premiers albums de l’époque Tumbleweed Connection), sa première motivation était surtout de payer un hommage à l’une de ses idoles de jeunesse : « Si Leon peut recevoir les acclamations qu’il mérite et être financièrement à l’aise pour le restant de ses jours, j’aurais réalisé quelque chose de décent avec ma musique ».

Flashback

Quand ils se sont rencontrés pour la première fois, en 1970, Elton John était un jeune inconnu alors que Leon Russell, pianiste et auteur originaire de l’Oklahoma, était déjà bien établi dans le monde du Rock ‘n’ roll. Il était surtout réputé en tant que membre du groupe de Phil Spector et était un musicien de session très apprécié par des artistes aussi variés que Frank Sinatra, Jerry Lee Lewis, The Band, The Beach Boys, The Byrds, Joe Cocker et les Rolling Stones. Rien qu’en cette année 1970, Leon Russell a écrit deux titres qui sont devenus des standards : Superstar et A Song For You qu’Elton John entonnera à plusieurs reprises lors de ces concerts.

Son jeu de piano, rugueuse fusion de gospel, blues, rock et pop a énormément influencé Elton pour ses premiers albums.

Elton a expliqué à maintes reprises que lors du spectacle mythique qu’il a donné au Troubadour de Los Angeles (spectacle qui le fera exploser aux USA grâces aux critiques enthousiastes du gratin journalistique de l’époque), il a repéré Leon Russell au premier rang, ce qui l’a terriblement intimidé. D’ailleurs, Russell se rappele aussi de cette première rencontre : « J’ai pensé que ma carrière était terminée. Elton était juste fabuleux. Vous savez, c’est un moteur, il n’a pas peur de faire le show. Il peut faire absolument tout ce que je peux faire… Mais dans un costume de canard ! »

Leon et Elton jouerons ensuite quelques spectacles ensemble. Toutefois, les deux ne rencontreront pas le même succès. Si l’étoile de Russell a encore brillé quelques courtes années, elle s’est progressivement ternie alors qu’Elton John allait devenir sans conteste la plus grande star des années soixante-dix et l’une des rares superstars qui a traversé les modes jusqu’à ce jour.

L’union

Après avoir contacté Leon Russell, Elton appela T Bone Burnett, un producteur très respecté dans l’industrie de la musique. L’idée d’un album de duos émergera de cette discussion : « Ca semblait être quelque chose d’extrêmement généreux à faire » explique Burnett qui considère que Russell est « l’un des meilleures pianistes de rock ‘n’ roll au monde ».

Après une rencontre l’année dernière à Las Vegas, où Elton terminait sa longue série de Red Piano au Caesars Palace, les deux chanteurs ont convenu d’enregistrer début 2010. Quand Billy Joel a du annuler certaines dates de sa tournée avec Elton en novembre, ce dernier et Leon Russell en ont profité pour faire un essai de quelques jours en studio.

Alors qu’ils discutaient de certaines idées dans la salle de contrôle, T Bone Burnett a téléchargé une vidéo de Mahalia Jackson sur YouTube. Elton a commencé à improviser des riff de gospel et Leon Russell l’a rapidement rejoint. « Nous savions que les deux pianos sonnaient merveilleusement, nous tenions quelque chose » explique Elton. Cette improvisation est devenue une chanson intitulée A Dream Come True.

D’autres compositions se sont rapidement cristallisées. La mélodie pour I Should Have Sent Roses, sur un texte de Bernie Taupin, est venue si rapidement que Burnett a du enregistrer un premier jet sur son iPhone. En quatre jours, ils avaient écrit dix chansons.

Les sessions d’enregistrement sont prévues en janvier. Malheureusement, Leon Russell (68 ans) est hospitalisé et subit une opération chirurgicale de plus de cinq heures pour résorber une fuite de liquide rachidien ainsi que pour traiter un problème cardiaque et une pneumonie… Une semaine après, il était en studio ! « Russell était dans un état fragile » explique le producteur. « Et pourtant, plus la session durait, plus il se renforçait. J’ai vu la musique le revigorer ».

Des invités dont Brian Wilson et Neil Young se sont joint aux sessions. Alors que l’enregistrement arrivait à sa fin, Russell décida qu’il devait faire un ajout de dernière minute. « Je voulais offrir quelque chose à Elton » dit-il. « Mais qu’offrir à un homme qui possède six maisons remplies à ras-bord ? J’ai pensé que la seule chose que je pouvais lui offrir, pour le remercier de cette seconde chance, c’est une chanson ». Il lui écrit alors rapidement le splendide In the Hands of Angels (Dans les mains des anges), une description abstraite de l’histoire de cet album, dans laquelle il remercie Elton (« the guv’ner » - Le Gouverneur – dans le texte) qui « connaissait chaque endroit où je devais aller » et lui a permis de « ressentir l’amour au plus profond de moi ».

Elton explique « Quand il me la jouée, j’ai perdu tout mes repaires. Personne ne m’avait jamais écrit une chanson avant. Il m’a dit en me regardant dans le yeux "Je veux te remercier pour m’avoir sauvé la vie", je suis sorti du studio et me suis effondré en larmes ».

Le roi Leon

La fabrication de The Union a bénéficié de manière imprévue à Elton John. Une nouvelle direction sonore qu’il veut creuser pour ses futurs projets. « C’est l’album le plus honnête que je peux faire aujourd’hui. Je veux faire ce genre de musique pour le reste de ma vie ».

Quand à Leon Russell, il semble apprécier son retour dans le monde des grandes maisons de disques et de ses prestigieux collaborateurs. « Elton était excité durant tout le projet et s’était aussi excitant pour moi de le voir si excité. Il a décidé de me faire me sentir comme un roi, et il y est parfaitement arrivé ».

Toutefois, il n’est pas sûr que Russell décide de rester dans la lumière. Après la petite tournée prévue avec Elton, il ne serait pas surprenant de le voir retrouver son mini-bus pour faire la tournée des petits clubs dont il apprécie tant l’atmosphère. « Mon hobby, c’est le silence » conclue-il.

- Elton en parle -
 

 

« Dès l'instant où j'ai fait l'émission "Spectacle" et que David a fait jouer
son iPod, que j'ai eu le courage de demander son numéro et d'appeler Leon,
puis T Bone, ensuite que Billy annule (ses concerts); Tous ces évènements se sont
alignés avec les étoiles afin que nous puissions faire cet album.

J'en suis tellement fier,
mais avant tout, je suis fier du fait que Leon soit revenu et qu'il nous
prouve à tous quel artiste merveilleux et incroyable il est.

                                                                                 

 

- Ce qu'ils en disent -


Rolling Stone - Note : 5 étoiles (Une première pour un album d’Elton)

The Union est un geste rare dans un business agonisant : Un acte de gratitude. Elton John rembourse une dette de longue durée pour son inspiration à Leon Russell. Il le place au devant d’un big band de classe pour ce qui est son premier album (édité par une grande maison de disques) depuis une décade. « Tes chansons ont toutes les accroches/Tu es les sept merveilles en une seule » chante Elton, toujours le fan, dans Eight Hundred Dollar Shoes. La chanson, à propos des gloires passées, est presque l’histoire de Russell en miniature. Elle pourrait aussi être à propos d’Elton. Les deux hommes sont loin de leur flamboyance des débuts, quand Russell a monté le R&B big band pour la tournée de Joe Cocker Mad Dogs and Englishmen et qu’Elton glissait de clubs en arènes avec des lunettes démesurées.

The Union passe souvent comme une conversation : Les deux échangent des réflexions sobres et reconnaissantes dans des chansons comme The Best part of the Day et A Dream Come True sur le coût et le prix d’une vie au top. Cet échange se fait aussi en musique. Chantant dans un fort grognement élastique, Russell secoue le plus jeune et le force à sortir de sa routine, retournant à la fibre naturelle et à la grandeur des albums Elton John et Tumbleweed Connection des années 1970. Sur The Union, produit par T Bone Burnett, Elton John et Leon Russell partagent la résurrection. Chacun revient sur ce qu’il a fait de mieux. Puis ils le font ensemble.

Comme auteur, Russell est aussi excentrique que sa voix. Ses chansons d’amour heurtent bien plus qu’elles le laissent transparaître. If It Wasn’t for Bad est une déception finement arrangée : Marche pop, brillance digne du service d’un dimanche et une amertume montante dans une voix noueuse et traînante. Bernie taupin a écrit les mots de ce mélange qui brise le cœur digne de la Stax (NDT : Une maison de disque Soul) mais les vocalise chewing-gum agonisantes sont bien celles de Russell. Quand il partage les lignes avec Elton sur When Love Is Dying, devant un arrangement choral de Brian Wilson, Elton va chercher les notes les plus aigues. Russell reste collé à son étrange registre graveleux, alourdi par l’émoi.

Russell est d’abord devenu célèbre pour sa malice le démarquant dans les lourdes productions de Cocker, Delaney et Bonnie. Et il travaille pour Elton de la même manière : Salant les vocalises et les échanges de piano funk sur Hey Ahab, raisonnant sur la ronde voix de ténor d’Elton avec sa chaleur graveleuse sur la sombre chanson country  Jimmie Rodgers’ Dream. Elton, à son tour, dirige cette alliance comme une version passionnée de lui-même qui jouait avec Russell lors d’une tournée en 1970. Le récit sur la Guerre de Sécession Gone to Shiloh aurait put figurer sur Tumbleweed Connection; l’effrontée et rythmée Monkey Suit aurait parfaitement convenu à Honky Château.

Il y a aussi un sens de l’urgence ici, comme si Elton et Leon savaient qu’ils ont presque trop attendu pour se rejoindre. There’s No Tomorrow est construit, avec de nouvelles paroles, sur une marche blues di 1966 Hymn No.5 de Mighty Hannibal. Elton prend les versets sobres ; une guitare métallique a pédale souligne la ligne dorée sur un cercueil. Mais Russell apporte la lumière et le bon sens. Il chante « Il n’y a pas de lendemain/Il n’y a qu’aujourd’hui » avec cette mystérieuse voix rugueuse, juste devant les chœurs, comme un homme de retour de la falaise et heureux d’être au travail.

BBC :

Depuis qu’il a décidé de faire un retour à un son plus authentique depuis 2001 et son album Songs From The West Coast, Elton s’est concentré à restaurer sa réputation d’artisan d’un certain son hommage à l’Amérique de sa jeunesse. Travailler avec Russell lui permet de boucler la boucle.

Enregistré dans les conditions du direct en studio avec le producteur renommé T Bone Burnett, l’album irradie d’une sorte de chaleur aride; Deux anciens qui échangent leurs leçons durement acquises au soleil brûlant. Les arrangements dépouillés de Burnett ne sont garnis que par un chœur Gospel de 10 chanteurs et des harmonies vocales à peine décelables de Brian Wilson sur le mélancolique When Love is Dying.

Les voix d’Elton et de Russell et leur jeu de piano sont parfaitement complémentaires, ils n’en surjouent jamais. Le timbre de leur voix est si similaire qu’il est parfois difficile de les différencier. Ils n’harmonisent pas, ils font des duos, s’échangeant les morceaux et les versets comme une conversation.

La plupart des chansons sont écrites par Elton et son parolier de toujours Bernie Taupin, avec les contributions occasionnelles de Russell et Burnett. La patte funky de Russell est évidente sur le boogie "Stonien" qu’est Monkey Suit et sur le rythmé Hey Hahab. Parmi les autres perles, il y a le gospel funéraire de There’s No Tomorrow, le solide rockabily A Dream Come True, et le hantant Gone to Shiloh, une lamentation sur la Guerre de Sécession contenant une apparition de Neil Young.

Mais la force de ces titres met en lumière l’une des faiblesses de cet album : Trop de ballades mi-temps, trop de mélodies génériques. Avec 14 titres attachés sur un peu plus d’une heure, c’est trop long ; épuré de ses chansons oubliables, il aurait pu être un chef d’œuvre à la première écoute.

Tel quel, The Union n’est une trace de l’héritage d’aucun des deux hommes, juste un projet mature avec des flashes de leur gloire passée.

HitFix

Ce n’est pas une coïncidence si la première voix que l’on entend sur le nouvel album d’Elton John et Leon Russell est celle de ce dernier. L’album est un véritable travail d’amour de la part d’Elton en remerciement à l’un de ses héros de la musique. On est tellement heureux qu’il ne se soit pas contenté de lui envoyer un panier de fruits.

Avec The Union, Elton voulait créer un album pour rappeler aux gens le talent de Russell et le présenter à un tout nouveau public. Il n’a pas été gêné de dire qu’il souhaite que le projet « améliore » la vie de Russell. Tout cela découle de bons sentiments mais ça en restera à ce stade si la collaboration ne fonctionne pas. Seulement ça fonctionne… et comment. Ajoutez le producteur T Bone Burnett, qu’Elton a choisi grâce à son travail sur le splendide Raising Sand de Robert Plant & Alison Krauss, et vous obtenez un trio qui a créé un testament au talent qui ne s’amenuise pas même si la lumière des projecteurs s’en est allée ailleurs.

Ecrites par Elton John, son partenaire de longue durée Bernie Taupin, Russell et Burnett dans différentes combinaisons avec chacun d’entre-eux, les chansons mettent en valeur l’habilité des deux compères au boogie-woogie sur leurs claviers. Sous la main calme de Burnett, la production est gardée minimaliste sans embellissements artificiels. Le jeu de piano de Russell et Elton et leur vocalises (accompagnés par des musiciens de premier ordre) sont les seuls artéfacts nécessaires. En fait, on serait allé encore plus loin, enlevant les chœurs féminins sur tous les titres à part There’s No Tomorrow, morceau funéraire frappant basé sur Hymn no 5 de Mighty Hannibal.

L’album réussit mieux quand Russell et Elton jouent l’un après l’autre, comme dans Hey Ahab. Elton chante principalement et à distance, Russell vampe les harmonies ce qui donne à la chanson plus de reflet et de profondeur. C’est aussi valable sur le joyau de la couronne, Gone to Shiloh, une ballade sombre à propos de la sanglante Guerre de Sécession. Neil Young joint le duo pour chanter un refrain et le son des trois voix distinctives s’enveloppent les unes et les autres pour le refrain en un délice singulier.

Le bruyant Monkey Suit est 100% du plaisir. Comme si un élève exhibait tous ses talents à son professeur, Elton est ici au sommet de sa forme vocale. Il sonne revigoré et enthousiaste. Beaucoup des chansons, comme le soufflant Jimmie Rodger’s Dream, qui fait référence au Singing Brakeman (un chanteur de country du début du 20ème siècle) aurait parfaitement eu sa place sur l’un des classiques d’Elton John comme Tumbelweed Connection. Il y a quelque chose de rafraîchissant à propos d’un album qui est fait simplement pour le plaisir de faire de la musique avec un vieil ami.

La bonne nouvelle, c’est que nous sommes invités à la réunion.

 

- Les différentes versions -

L'album sort sous différents formats et supports. Suivez le guide:

(En parenthèses = Auteur(s) de la chanson)


Edition CD standard


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1 - If It Wasn't For Bad
(Leon Russell)

2 - Eight Hundred Dollar Shoes
(Elton John & Bernie Taupin)

3 - Hey Ahab
(Elton John & Bernie Taupin)

4 - Gone To Shiloh
(Elton John & Bernie Taupin)

5 - Jimmie Rodgers' Dream
(Elton John, Bernie Taupin & T Bone Burnett)

6 - There's No Tomorrow
(Elton John, Leon Russell, James Timothy Shaw & T Bone Burnett)

7 - Monkey Suit
(Elton John & Bernie Taupin)

8 - The Best Part Of The Day
(Elton John & Bernie Taupin)

9 - A Dream Come True
Elton John & Leon Russell)

10 - When Love Is Dying
(Elton John & Bernie Taupin)

11 - I Should Have Sent Roses
(Leon Russell & Bernie Taupin)

12 - Hearts Have Turned To Stone
(Leon Russell)

13 - Never Too Old (To Hold Somebody)
(Elton John & Bernie Taupin)

14 - In The Hands Of Anglels
(Leon Russell)


Edition "De luxe"
Double CD + DVD


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1 - If It Wasn't For Bad
(Leon Russell)

2 - Eight Hundred Dollar Shoes
(Elton John & Bernie Taupin)

3 - Hey Ahab
(Elton John & Bernie Taupin)

4 - Gone To Shiloh
(Elton John & Bernie Taupin)

5 - Hearts Have Turned To Stone
(Leon Russell)

6 - Jimmie Rodgers' Dream
(Elton John, Bernie Taupin & T Bone Burnett)

7 - There's No Tomorrow
(Elton John, Leon Russell, James Timothy Shaw & T Bone Burnett)

8 - Monkey Suit
(Elton John & Bernie Taupin)

9 - The Best Part Of The Day
(Elton John & Bernie Taupin)

10 - A Dream Come True
Elton John & Leon Russell)

11 - I Should Have Sent Roses
(Leon Russell & Bernie Taupin)

12 - When Love Is Dying
(Elton John & Bernie Taupin)

13 - My Kind Of Hell <Bonus>
(Elton John & Bernie Taupin)

14 - Mandalay Again <Bonus>
(Elton John & Bernie Taupin)

15 - Never Too Old (To Hold Somebody)
(Elton John & Bernie Taupin)

16 - In The Hands Of Anglels
(Leon Russell)

Comprends un DVD contenant un très (trop) bref extrait du documentaire réalisé par Cameron Crowe lors de l'enregistrement de l'album. Ce documentaire devrait sortir par la suite en version complète sur DVD. N'achetez donc pas la version "De luxe" juste pour ce DVD, vous serez déçu. Par contre, cet achat se justifie pour les 2 morceaux bonus. Vous remarquerez que l'ordre des titres est un peu différent de la version simple CD.

A noter qu'il existe aussi une version iTunes comparable à la version "De luxe" mais sans "Mandalay Again"


Edition Double Vinyle


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Face 1

1 - If It Wasn't For Bad
(Leon Russell)

2 - Eight Hundred Dollar Shoes
(Elton John & Bernie Taupin)

3 - Hey Ahab
(Elton John & Bernie Taupin)

4 - Gone To Shiloh
(Elton John & Bernie Taupin)

Face 2

5 - Hearts Have Turned To Stone
(Leon Russell)

6 - Jimmie Rodgers' Dream
(Elton John, Bernie Taupin & T Bone Burnett)

7 - There's No Tomorrow
(Elton John, Leon Russell, James Timothy Shaw & T Bone Burnett)

8 - Monkey Suit
(Elton John & Bernie Taupin)

Face 3

9 - The Best Part Of The Day
(Elton John & Bernie Taupin)

10 - A Dream Come True
Elton John & Leon Russell)

11 - I Should Have Sent Roses
(Leon Russell & Bernie Taupin)

12 - When Love Is Dying
(Elton John & Bernie Taupin)

Face 4

13 - My Kind Of Hell <Bonus>
(Elton John & Bernie Taupin)

14 - Mandalay Again <Bonus>
(Elton John & Bernie Taupin)

15 - Never Too Old (To Hold Somebody)
(Elton John & Bernie Taupin)

16 - In The Hands Of Anglels
(Leon Russell)

 

- Les photos -
 


Bernie / Elton / Leon


T Bone Burnett


Les petits Leon et Elton


Le décor qui a servi à la célèbre photographe Annie Leibovitz de créer l'image de la pochette
 

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